‹ Chants et chansons de la SavoieChapitre 107 sur 202 · AZ · texte numérisé non relu

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L’an- neau d’or que j’ai-z-au doigt; La bel!’, si tu vou- lais, N’en se¬

rait que pour toi.

— Bell’, si tu veux m’aimer,

J’ te donnerai pour gage L’anneau d’or que j’ai z au doigt; Si tu le veux, la belle,

N’en sera que pour toi.

— Epouser un amant,

J’ suis encore trop jeunette ;

Je n’ai que quatorze à quinze ans.

Je n’en suis pas dans 1 âge D’y penser aux amants.

— Bell’, si tu veux m’aimer,

J’ai bien le temps d’attendre ;

Je m’en irai z’ au régiment Pour y passer mon temps Comme un fidèle amant.

N’est pas au régiment

Qu' le père marie sa fille

Avec un gros vieillard tout blanc.

Mais le cœur de la belle

En était mal content.

— Mon père, permettez moi D'écrire z’ une lettre,

Un’ lettre à mon cher amant Qui est bien loin de moi Dedans le régiment.

Cette mélodie est caractérisée par

N’eut pas la lettre en main Qu’ les larmVcoul’nt au visage :

— N’en suis-j’ pas garçon malheureux D'avoir une maîtresse Qui m’envoie ses adieux !

Cap’t'ain’, permettez-moi D’écrire z’ une lettre,

Un’ lettre à tous mes parents,

Que je m’en vais mourir Dedans le régiment.

Ami, fais-moi mourir,

T’ auras mon héritage.

Tu écriras à tous mes parents Qu’aujourd'hui j’en suis mort Dedans le régiment.

cadence finale sur la dominante.

sa

Etercy : Chantée par Mlle Pételat.

Cf. J. Ritz : Ch. p. Hu-S., p. 29 (2* édit.).

Dans une version étrangère à la Savoie (Glandage, H'-Diois), (Cf. J. Tiersot : Ch. p. A, p. 143), le soldat revient au pays, le soir des noces, revoir son amie, et lui donne son héritage ; puis, comme il veut l’embrasser pour l’adieu suprême, la belle tombe morte entre ses bras :

L’a embrassée et rembrassée,

Entre ses bras la belle est restée.

COMPLÉMENTS

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