Sont trois joli* Garçons
ou L’Aroapt rebuté.
^ Hardiment, avec (titra in.
1 m mm.
Sont trois jo-
gar- çons ; S en vont à la prom
i . Dans le texte de Vacheresse, on suivants :
— Oh! oui, oh ! oui, allez.
Mais vous n’y resterez guère.
Tâchez de revenir
Pour la messe de minuit.
trouve, à la suite du 2e couplet, les deux
A la mess’ de minuit
Notre amant voulait s’y rendre;
A la mess’ de minuit Notre amant s’y est trouvé-
na-
Oh ! ils s en vont, ri- ant, dan- sant, chan- tant, D’u
ïï
vie
, En
se di- ver- tis-
sant.
i Sont trois jolis garçons Allant en promenade;
Oh ! ils s’en vont,
Riant, dansant, chantant, D’une joyeuse vie,
En se divertissant.
25 La belle étant là-haut Entendit ces paroles,
Et s’écria :
« Grand Dieu, j’ai mal au cœur D'entendre ces amants Qui toujours parlent tant ! »
7 Le plus jeune des trois S’en va trouver sa mie :
« Ouvrez, ouvrez,
Belle, si vous m’aimez,
Vous êtes à la chaleur,
Et moi dans la rigueur. »
i3 — Je n’ouvre point ma porte A tout amant qui passe.
Allez, allez,
Tantôt vous reviendrez :
Mon père s’ra au repos,
Alors, j’ vous ouvrirai.
3i Le pauvre amant revient A la port’ de sa mie ;
« Ouvrez, ouvrez,
Mie, si vous m’aimez,
Il est minuit sonné,
Je suis à la gelée. »
3 7 — Gèle comm’ tu voudras, Je n’ouvre point ma porte; Car dans la ville,
Amant, tu t’es vanté Que j’étais jeune fille Faisant tes volontés.
19 Le pauvre amant s’en va Trouver ses camarades :
« Ah ! d’où viens-tu,
Pauvre amant tout transi ? »
— Je viens d’ trouver ma mie, Ce soir elle m’a promis.
43 « Si tu avais été
Mon cher amant fidèle.
T’aurais passé La nuit entre mes bras; Jamais jour de ma vie Tu n’y reposeras. »
Thonon-les-Bains. — Châtel.
Cf. : J. Tiersot : Ch. pop. A.f p. 272 .
I a) . 24 Son cœur elle . 3o Qui sont toujours trompeurs.
28 Grand Dieu ! Ça m’ perce le cœur. 47 . jour de ta vie.
. Modén
oa. -
L’Arpapt
bavard.
MfM-
gFr-P
■"îr —
Ca- 1
ma- rad’s, il fait
froid. Al- Ions
trouver nos maî-
temps pas- sé.
i Camarad's, il fait froid Allons trouver nos maîtresses :
« Ouvrez, ouvrez,
Mie, si vous m’aimez;
Nous parlerons ensemble Du joli temps passé. »
(Variante de ce couplet •)
Un samedi au soir J’ vais trouver ma maîtresse :
« Ouvrez, ouvrez,
La bell’, si vous m’aimez; Vous êtes à la chaleur,
Et moi à la rigueur. »
i3 — Amant, parlez plus bas, Ma mère vous écoute :
Allez, allez,
Faire un p’tit tour en ville,
Et quand vous reviendrez Ma mère sera couchée.
En son chemin,
Rencontre trois amants, Parlant de leurs maîtresses A la rigueur du temps.
3i Le plus jeune des trois
Dit: «Où vas-tu, camarade?»
— Je vais, je vais Trouver ma bien-aimée,
Plus de cent fois la belle EU’ m’a promis son cœur.
37 La bell’ qui n’est pas loin Entend tout’s ces paroles,
Et dit : « Grand Dieu !
Que le cœur m’y fait mal, D’entendre ces amants De moi en dire autant! »
43 Le pauvre amant revient A la port’ de sa mie :
« Ouvrez, ouvrez.
Mie, si vous m’aimez,
Je viens de par la ville,
Tout le monde est couché. »
(Variante du 2d couplet.)
19 La belle lui répond
Comme une fille bien sage :
« Allez, allez,
Faire un p’tit tour en ville,
Et puis vous reviendrez Quand 1’ mond' sera couché. »
25 Le pauvre amant s’en va Fair’ un p’tit tour en ville.
1. On intercale parfois ici la strophe suivante (Abondance) .
55 Le beau galant s'en va En pleurant sa maîtresse !
« Je l’ai perdue Pour avoir trop parlé, Jamais garçon ni fille Ne saura mon secret.
Abondance : Chantée par J . Crétin - Héry-sur-AIby. (Cf. Tîersot : Ch . pop. A , p 276 ;
Par son texte, cette chanson n’est qu’une version de la précédente.
On remarquera la frappante analogie de la 1 r* phrase mélodique avec le début de la chanson de conscrits si connue : « Le beau jour du tirage ».
Var. :
26 Tout droit, bas par la ville.
28 Rencontre compagnons Parlant de leurs maîtresses Avec perfection.
39 « Fermez, fermez,
\ driante finale de la version d’Eten
Ma mère, si vous m’aimez; Jamais garçon du monde Ne saura ma pensée.
53 Jamais jour de ma vie Tu n’y repasseras.
vrez, mi- e, si vous m’ai- mez; Vous êt’s à la cha-leur,
fU
Et
moi
dans la
ri-
gueur.
Etercy : MM Ue< Delavy et Pételat.
(,7- — Pensant à 117a Mie, je nie suis levé.
Modéré.
fÜË!ü
L’autre jour, j’é- tais Sur mon lit cou- ché ;
Je pense à ma mi- e, Je me suis le- vé.
zltïIljïlMZlËir
F=E=fi
* * - ÿÿ
jt=é=i
Par de- vant sa por
Je la trouve ou- ver- te, Moi, je suis en- tré.
L'autre jour, j’étais Sur mon lit couché ;
Je pense à ma mie,
Je me suis levé.
Par devant sa porte Je viens t’à passer;
Je la trouve ouverte,
Moi, je suis entré.
J’ai trouvé ma mie Sur son lit couchée,
Sa bouche vermeille,
Ses beaux yeux brillaient, Sa coiffe bien mise,
Ses cheveux frisés,
Sa belle main blanche EIP m’a rebuté.
L’ m'a dit : — Mon ami, Tu es si hardi.
D’entrer dans ma chambre, Quand je suis au lit.
Je t’y ferai prendre En prison mener,
Dedans une chambre ;
J’en aurai la clé.
— Serais-tu cruelle,
A ton serviteur?
Belle, si tu m’aimes, Aurais-tu ce cœur ? *
— Je n’ suis pas cruelle,
Ce n’est que douceur;
Il faut être telle Pour garder l’honneur.
— Si l’amour nous presse De nous marier,
Faisons la promesse De nous épouser.
L’amour est un charme Quand on s’aime bien, Belle, si tu m'aimes,
Ne me quitte point.
Thonon-les-Bains : Chantée pat' Mme Victorine Bonnaud.
Cette mélodie présente dans sa structure une remarquable symétrie; une modulation en si mineur de 9 mesures encadrée par les 4 mesures initiales et les 4 mesures finales en mi mineur.