Le loi?£ du bois
Lent.
Le long du bois, Je
me pro-mè- ne,
Le long de
tré U- ne si tant
priz--
bd- le bru- ne, Ja-mais je
Très lent et expressif.
n’avais renscon- tré U- ne si ra¬
re beau-
Le long du bois, je me promène, La belT qui a le cœur si tendre,
Le long de ce grand bois charmant ; Les larm’s lui coulent dans les yeux ;
Jamais je n’avais renscontré Une si tant belle brune ;
Jamais je n’avais renscontré Une si rare beauté.
Oh ! je lui dis : « La jeune belle, N’as-tu pas d'amitié pour moi ?
N as-tu pas d’amitié pour moi Après tant de promesses ?
N'as-tu pas d’amitié pour moi Après m’avoir promis la foi ? »
Et moi qui suis jeune garçon,
Je m' suis approché d’elle ;
Je mis la main sur ses genoux :
« Tendre cœur, r’consolons-nous. »
— Comment veux-tu que j’ me console ?
Tous les amants sont des trompeurs.
Tous les amants sont des trompeurs, Grands amuseurs de filles.
Toi, tu peux bien m’en faire autant, Moi, j’en serai sans amant.
Celui qui n’a qu’une maîtresse Ne fait pas l’amour quand il veut.
Celui qui en a cinq ou six Il en a pour la semaine.
en a une dans son cœur,
Les autres cherchent ailleurs.
Saint-Jean-d’Aulps : (Ch. par M. J. Ramus).
Dans les accords, la ligne supérieure indique la contrevoix.