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La Fille de Lyon

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C’est u- ne fil- le de Ly- on : Grand Dieu! qu’elle

reus’ d'un jeun’ gar-

en est a- mou- reu- se ! Est a- mou-

çon; Il y a long- temps que l’a- mour ils se

font.

On bisse ordinairement les deux p. entiers vers.

1 C’est une fille de Lyon :

Grand Dieu qu'elle en est amoureuse !

Est amoureus' d'un jeun’ garçon. .

Il y a longtemps que l’amour ils se font.

5 Mais quand son père s’en aperçut Que sa fille était amoureuse :

« L’on m’a bien dit, ma chère enfant, Bien des fois que tu avais un amant. »

9 — Oh l oui, mon père, ç’ia est bien vrai ; 11 y a longtemps que mon coeur l’aime ; Si vous voulez me l’accorder,

En mariage, oh ! oui, je le prendrai !

i3 — Que dis-tu là, p’tite effrontée,

Tu as le cœur encore trop tendre,

Je te mettrai dans un couvent ;

Là, tu n'auras pas besoin d’un amant.

7 Quand la belle entendit cela,

E1F mit les deux genoux à terre.

Genoux à terre, les larmes aux yeux.

Disant adieu à son cher amoureux !

21 Son cher amant entend cela :

« Ne te chagrine pas, la belle';

Je reviendrai après souper,

Ce soir, la belle, je t’emmènerai ».

25 Quand il vient vers onze heures, minuit, Son cher amant frappe à la porte :

« Mets les plus beaux de tes habits,

La bell’, nous allons partir pour Paris. »

Vieilles Chansons Savoyardes — j 2

29 Et quand la bell’ fut à Paris,

Ecrivit une lettre à son père :

« Venez me voir dans mon château ; Dedans Lyon, n’y en a pas d’aussi beau. »

33 Pères et mères qu’avez des enfants,

Sur mon malheur, prenez exemple :

Quand on n’ veut pas les marier Leurs amants veul’nt alors les emmener.

Abondance : Communiquée par M J. Crétin.

Var. : 1 1 Et si vous me le permettez,

14 Tu es, ma fille, encore trop jeune.

15 Je t’y ferai mettre au couvent.

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