‹ Chants et chansons de la SavoieChapitre 142 sur 202 · Cbapson des Filles à njarier · texte numérisé non relu

Cbapson des Filles à njarier

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fil- les Qui veu-

Chantons la chanson des filles Qui veulent se marier :

Oh ! ma mère, on entend dire Par la ville, par la ville,

Qu'il m’y faudrait un amant,

Très promptement.

Variante du /cr couplet (Thononles-Bains).

Chantons la chanson des filles; Quand ell’s veul’nt se marier,

Ell’s s’en vont bas par la ville.

Elles rient, elles badinent :

« Mère, il m’y faut un amant, Absolument ! »

— Tais-toi donc, petite sotte,

Tu n’as pas encore quinze ans ; Une fille à votre âge,

(Soyez sage, soyez sage)

Jusqu’à l’âge de vingt ans,

N’a pas d’amant !

— A vingt ans, si j’en suis morte J’ n’aurai pas besoin d’amants !

Y a là bas un gentilhomme Qui me dit : « O, ma mignonne, Voudrais-tu te marier Sans retarder? »

Les amants sont des trompeurs, Dedans leur cœur.

— Tais-toi donc, ma bonne mère, Tu n’ sais pas c’ qu’il m’a promis.

M’a promis son cœur en gage ;

Oui, je l’aurai en mariage;

Mère, il m’a promis son cœur ;

Oh ! quel bonheur !

Variante du 5* couplet (Vacheresse).

— Oh ! non, mère, pas cet homme ; D’ la manièr’ qu’il m’a parlé!

M’a promis son cœur en gage,

Oui, je l'aurai en mariage.

Il est gravé dans mon cœur Oh ! quel bonheur !

Couplets Jinals de la version de Vacheresse :

— Tiens, ma fille, voilà cent francs Pour t’y conduire au couvent,

— Avec cette belle somme J’achèterai bien un homme Qui me rendra le cœur content Assurément.

— Tiens, ma fille, voilà la route Pour t’y conduire au couvent.

— Ma mère, voici la mienne ; Qu’elle meprenne, qu’elle m’emmène, Qu’elle m’emmène au régiment Vers mon amant !

1 honon-les- Bains . Chantée par Mme Vict. Bonnaud. -—Vacheresse, Iléry-sur-Alby.

mw

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