EJ
jour. »
Lorsque j'étais petite.
Je m’ disais tous les jours :
« Mon temps passe bien vite ; Je serai grande un jour. »
Ma mère me chagrine ;
El T me dit tous les jours :
« Marie-toi, ma fille,
Tu seras mère un jour! »
Et moi je les regarde Toujours en soupirant :
« Va t’y promener seule Quand tu n'as point d'amant !
Le matin quand j’ me lève,
Je m'arrange très bien ;
Je soigne ma toilette,
Mais çà n’ me sert à rien.
Et moi, je la regarde Toujours en soupirant :
« Marie-toi donc seule,
Quand tu n’as point d amant ! '
Je sais lire et écrire,
Encore bien mieux danser ; Malgré toutes ces parures, Je reste à marier.
Je vois mes camarades Ont tout’s de bons partis;
S’en vont en promenade Avec leurs bons amis.
Héry-sur-Alby : Chantée par Mme Folliet.
Me voilà fille faite,
A trente ans parvenue,
Je reste encore fillette * ;
Je n' l’aurais jamais cru ! »
Autres couplets tirés d'une version C'est une jeune fille Qui a subi le sort.
Chagrin de rester fille Lui causera la mort.
d' Etercy :
« Je m’en vais à la messe, Mon chignon bien frisé; Malgré tant de promesses Je reste à marier. »
Etercy : Mlle Françoise et M. Jacques Bouvier.
Le premier est placé en tête, en guise d'exposition : le second est visiblement une variante du 7* ci-dtssus.
i . Yar. : Me faut rester fillette. (Etercy.)
8g. — La Cbapsoi? des vieilles pilles.
il Modéré
y-n- V rfv-
m* fc*
0 0 wsi—
Ha- bi- tants de tout â- ge, Ve- nez pour é- cou-
%Tiy-n-
vf ïl
ter Le
ré-
cit d’ ces
; vieill
’s fil- les
Qui
rest’nt à ma- ri- er.
Habitants de tout âge, — Le matin quand j* me lève
Venez pour écouter Je m’habille fort bien ;
Le récit d’ ces vieill’s fille? Et tout en m’habillant
Qui restent à marier. Je pense aux amants !
Je port’ la tête droite,
Les yeux modestement ;
Je n’en suis pas la cause Si je n’ai pas d’amant.
Réponse narquoise des garçons :
— Ell’s port’nt la crinoline,
Les ch’ veux à tire-bouchons ; Ell's ont de belles mines,
Eli s port’nt de blancs jupons.
Féternes : Chantée par M. Forestier.
Si la bouteille se casse,
On pourra la changer;
Si la femme est méchante, Il faudra la garder.
go. — Jeune Amoureuse.
Modéré.
Vd
J’ai mis un’ fil- le à mon bon- heur; Eli’ se trou¬
va trop jeu- ne; C'est mon mal- heur. El- le est jeu- ne et si
le; Ses yeux sont faits à la dou- ceur; Ja-mais point
rit.
tlP H - —
qU’e[ le N’au- ra mon cœur.
J’ai mis un’ fille à mon bonheur ;
EU’ sc trouva trop jeune ; c’est mon malheur. Elle est jeune et si belle ;
Ses yeux sont faits à la douceur ;
Jamais point qu’elle N'aura mon cœur.
Son pèr’ veut pas la marier ;
Oh ! quel malheur pour moi, si vous le saviez ! Une fille à son âge,
Qui a de quinze à dix-huit ans,
N’est-ce pas dommage D’attendre tant !
« Belle, pour ta fidélité,
Je veux te donner un tendre et doux baiser Dessus ton blanc visage. »
Mon cher amant, viens donc danser,
Que l’on s’embrasse Pour mieux s’aimer.
- Belle, pour ta fidélité,
Quand mêm’ tu es bien jeune, je t’attendrai.
— Amant, répondit-elle,
Tu ne m’attendras pas longtemps,
L’amour m’y gêne A chaque instant.
Ceux qui composèr nt la chanson Ce sont trois beaux lurons, trois jeunes garçons. L'ont faite et l’ont chantée Le soir, allant s’y promener,
Tenant leurs mies A leurs côtés.
Etercy : Chantée par Mlle E. Delavy.
gi. — Les Garçoijs d’à présent.
il Modéré .
r fi-fl— T* - i
BïEFS
r — ; — Nnazurq
crnit hPAllX et
Les gar- çons dà pré- sent, Ils en sont beaux et
lq
ry V - -
tri o n- cr i ffi
tais
Ils voudraient bien se ma- ri- er ; mais
bien brillants.
de bien ai- mée! de bien ai- mee!
On bisse les derniers vers.
r Les garçons d a présent Ils en sont beaux et bien brillants ;
Ils voudraient bien se marier ;
Mais ils n ont pas de bien-aimée !
5 Les garçons impatients Ils en parlent à leurs parents :
« Grand Dieu î nous sommes à vos genoux. Donnez-nous chacun une épous’ ! »
9 Leur père qui est auprès d’eux :
« Prenez patience, mes garçons.
Vous êtes beaux et bien rasés ;
Vous n’ rest'rez pas à marier. »
i3 — Père, vous n’ savez pas
Combien I amour nous presse, hélas ;
Il y a bien eu femme pour vous,
N’y en aura-t-il pas pour nous !
17 Et quand l’on voit passer
Toutes ces brav’s et jeunes filles ;
Toutes trop fières et sans rien nous dire.
Cela nous fait très bien pleurer.
Châtel : Chantée par ^^lUs Marchand- Revers . \ ar. : 5 Ils en font un concours.
6 Ils en form’nt un grand cercle.