‹ Chants et chansons de la SavoieChapitre 147 sur 202 · Marions-nous, n?a belle Rose · texte numérisé non relu

Marions-nous, n?a belle Rose

Ma-ri-ons- nous, ma bel- le Ro¬

se; Ma-ri-ons- nous, ma

bel- le Ro¬

se ;

Ma-ri-ons- nous, car il est temps, ma bel- le

f ralentir

Ro¬

se ;

bel- le Ro- se du prin- temps.

Ma- ri- ons- nous, car il est temps,

On bisse le premiers vers. Le quatrième répète le second.

Marions-nous, ma belle Rose, Marions-nous, car il est temps, Ma belle Rose,

Marions-nous, car il est temps, Belle Rose du printemps.

Tu coucheras avec ma mère, Et avec moi le plus souvent, Ma belle Rose,

Et avec . ,

Belle Rose du printemps.

— Comment veux-tu que j’m'y marie?

Je suis engagée pour un an (i),

Ma belle Rose,

Je suis . .

Belle Rose du printemps.

— Combien te donne-t-on pour gage ?

— L’on me donne cent francs par an,

Ma belle Rose,

L’on . .

Belle Rose du printemps.

— Oh ! ces cent francs c’ n’est pas

[grand’chose ;

Je t’en donn’rai quatr’ fois autant, Ma belle Rose,

Je t’en . ,

Belle Rose du printemps.

— Je ne couche avec aucun homme.

Que je n’ sois mariée avant,

Ma belle Rose,

Que je . .

Belle Rose du printemps.

Que l’on ne m’amène à l’église, Accompagnée d’ tous mes parents, Ma belle Rose,

Accompagnée . ,

Belle Rose du printemps.

Et la couronne sur la tête,

11 n’y a rien d’aussi charmant,

Ma belle Rose,

Il n’y a rien . .

Belle rose du printemps.

Châtel : Mlle Marchand-Revers .

Cf. Tiersot: Ch. p. A.f 268 ; Ritz ; Ch. p. l{te-Sav., 45.

Notre version diffère de ces deux-là par sa cadence finale sur la tonique, tandis qu’elles s’achèvent sur la dominante.

(1) Var. : Je suis à maître pour un an.

Voici 2 couplets de la version de Chambéry-le-Vieux, donnée par M. J. Tiersot; placés entre les 4* et 5* couplets ci-dessus :

Tu n’auras pas beaucoup de peine.

Tu n’auras pas de grand tourment, Belle Rose,

Tu n’auras pas . .

Belle Rose du printemps.

Oh ! tu tiendras ma chambre propre, Ma chambre propre, mon beau lit blanc, Belle Rose,

Ma chambre propre . .

Belle Rose du printemps.

Moi? Lucien que j'aime.

Je viens vous dir’, ma bon- ne mè- re, Que j’ai- me mon a-

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mi Lu- cien.

Et dans peu de jours, je l’es- pè- re,

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lui je don- ne- rai ma main.

Oh ! il est

bon gar-çon, je

l’ai- me. Ma-man, oh ! c’est lui que je veux !

Car lui m'aime de

- ^ -jrz -

mê- me ; En le vo- yant mon cœur est jo- yeux.

Je le

Ni

veux. oui. je

rSq-

veux,

Mon Lu- cien que

fq

j’ai- me. Qui m'aime de

mê-me; Ma- ri- ez- nous tous deux.

Je viens vous dire, ma bonne mère, Que j'aime mon ami Lucien ;

Et dans peu de jours, je l’espère, A lui je donnerai ma main.

Oh ! il est bon garçon, je l’aime Maman, oh ! c’est lui que je veux !

Car lui m’aime de même ;

En le voyant mon cœur est joye jx.

— Comment! tu n’as pas quinze ans d’âge Et tu parles déjà d’amant !

Tu vois ta sœur comme elie est sage,

Je te ferai mettre au couvent.

— Maman, c'est inutile, je l'aime.

Et quand je vois ses jolis yeux.

Il me dit : « Mie, je t’aime ;

Viens dans mes bras, soyons bien

[heureux. »

Refrain :

Je le veux, oui, je le veux.

Mon Lucien que j’aime. - Qui m'aime de même :

Mariez-nous tous deux.

— Ne me fais pas mettre en colère.

Tu vas sortir de ma maison ;

Je vais le dire à ton père.

De toi il aura bien raison.

— Maman, c'est inutil’, je l’aime ; Papa étant votre amoureux Vous n’êtes pas restée fille ; Dites-moi : oui ; cela vaudra mieux.

Je viensvousdemander, mon père,

Si vous voulez me marier ;

J’aime Lucien, le fils de Pierre,

Lui m’aime aussi de son côté.

Accordez- moi cette prière,

Car je l’aime comme mes yeux,

Et devant Monsieur P Maire Là. nous nous dirons oui tous les

[deux.

Refrain :

Mariez-vous donc tous deux Et sois femme sage ;

Dans votre ménage Soyez bien heureux.

Hérv-sur-Alby : Chantée par Mme Folliet.

Mélodie d’allure moderne.

La pille du Riche.

Assez vit*

ipeni

-fs— K-

C’é- tait la filP d’un ri- che, Bel- le et gen- til- le !

Pour la dis- trai- re de son a- mant, son pè- re

mi- se au cou- vent.

i C’était la fille d’un riche.

Belle et gentille !

Pour la distraire de son amant,

Son père l'a mise au couvent.

5 Son père lui rend visite :

« Bonjour, ma fille,

Patienteun peu, dans quelquetemps, L’on te sortira du couvent. »

g Sa mère lui rend visite :

« Bonjour, ma fille,

Veux-tu gagner le Paradis,

Il faut finir tes jours ici. *

i3 — Pèr’ n’a pas dit de même, Cruelle mère,

Il m’a dit que dans quelque temps L’on me sortira du couvent.

17 Maudites soient murailles Et pierres de taille,

Et les maçons qui l’ont bâtie Si haut que je n’en peux sortir.

21 Maudite soit la toile Qui fait mon voile.

Et les ciseaux si rigoureux

Qui ont coupé mes longs cheveux !

25 Maudite soit l’étoffe Qui fait ma robe,

Et le cordon de Saint-François Qui fait trois fois le tour de moi !

29 Maudite soit l’attache De la médaille

De la médaille de Saint-François.

Que l’on m’a mis’ sur l’estomac!

33 Quand j’ regard’ par les vitres Je vois ces filles

Qui s’ promèn’nt avec leurs amants, Moi que je suis dans le couvent !

37 Je dirai mon rosaire A quinze dizaines ;

Je le dirai aussi souvent

Pour que Dieu ramèn’ mon amant.

Abondance : Chantée par M. J. Crétin ; Chàtel (Mlle Belleville), Vacheresse, Habère-Lullin, Etercy, Scionzier.

Var. /" couplet :

Une fille religieuse,

Tant amoureuse.

Oh ! elle aimait tant les amants Que son pèr la mit z’au couvent.

(Etercy.)

Couplet suivant intercalé entre le 1" et le 2*.

Y rentra comme une rose A peine éclose ;

Elle y rentra comme un œillet Qui n’était pas à moitié fait.

(Etercy).

3 * couplet

Sa mère qui la vient voir(e)

Lui dit « Ma fille,

Que le bonjour vous soit donné Dans le couvent vous resterez. »

(Hab. Lullin. )

Autres var. :

1 9-20 Et ceux qui l'ont bâtie si haut Que je n’en puis faire le saut.

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