Voir : Le Mal marié
Je la donne pour cinq sous.
A cinq sous j'en rabats quatre.
Je la donne pour rien du tout 1 .
ou bien c'est une burlesque oraison funèbre du mari sur la mort de sa femme 2 3 4 :
L’ivrognerie est envisagée avec une philosophie toute rabelaisienne. La femme ivre ne veut pas du bouillon de borafïë que lui a ordonné le médecin :
D'ameri mïeu nna sôp’(a) u vin Bien trinpd d’dien n’na sêlïotâ.
La cave sera son tombeau :
È së de vèniô-\ a mori Intérâ-më d'dïen la câvà Lo dou pi contré la moralïë Et la téta d\o la guilïà.
Totë lé gotë qè tombron M’aro^ëron bin la danïë$.
Nous arrivons enfin au thème le plus fécond, celui de l'infidélité : c'est bien le plus propre à défrayer la chanson qui le traite en de nombreux sujets et sous une forme surtout sarcastique et enjouée.
Ainsi est contée la mésaventure du meunier badin qu’un mari trompé porte vendre au marché dans le coffre où il s'était réfugié
La disproportion d'âge, considérée comme cause d’infidélité, est un sujet de prédilection pour la Muse populaire qui l’interprète avec une verve malicieuse. La chanson de La Vieille qui se marie , dont nous donnons plusieurs motifs et plusieurs versions *, se retrouve avec quelques variantes dans la plupart des régions françaises. Nous sommes certainement ici en présence d'un sujet depuis longtemps éminemment populaire, be nombreuses rondes en sont dérivées, et la Vieille Amoureuse de Ch. Collombat s'inspire de ce même thème 5. Le texte de nos vieux poèmes populaires, soit patois, soit français, est d’une cinglante ironie :
i . J’en suis soûl de ma femme .