‹ Chants et chansons de la SavoieChapitre 170 sur 202 · Prinmri = quelque chose de menu · texte numérisé non relu

Prinmri = quelque chose de menu

4. Les enfants qui restent à la maison, qui soignent les parents et assurent la continuité du patrimoine de famille reçoivent généralement le « quart»; cet avantage est une récompense très légitime, plutôt qu’une faveur arbitraire.

5 II y a à la campagne plutôt défaut de bras pour le travail que défaut de travail pour les bras.

ioq. — Ronde de Noce.

^ Apec entrain __5$

Là- hfu7stT ces co- teaux char- mants, Oh! que Ton

PI

res co-teaux char-

fcS

mants, Oh î que l’on rit,qu l on est con- tent . La

(On danse en rond, une chaise est placée au milieu )

Là-haut sur ces coteaux charmants,

Oh l que l’on rit, qu l'on est bien aise,

Là-haut, etc...

Oh ! que l’on rit, qu’ l’on est content !

La belle va s’y promenant L Oh ! que. etc...

(Une dame se détachant du groupe entre dans le cercle et I on danse autour d elle.)

La belle y rentre en souriant,

Oh ! que, etc...

(Un cavalier la rejoint )

Son cher amant va la suivant,

Oh l que, etc...

(Ils se font révérence.)

Ils se saluent bien poliment,

Oh l que, etc...

(Le Monsieur présente la chaise à la dame — elle s'assied — il prend plate près

Ils s’assoient bien gentiment,

Oh ! que. etc...

(Ils s’embrassent.)

Ils s'embrassent bien tendrement (ou : gentiment),

Oh ! que, etc...

(Ils rentrent dans le groupe.)

Ils se retirent en soupirant,

Oh ! que, etc...

Recueillie à Allèves, à une noce ou elle était chantée.

Le premier vers' change seul et se répète comme 3* vers; les a' et 4* vers restent les mêmes.

i io. — Madanjc la Mariée.

irc version.

(Sur l’air du Juif- Errant.)

Jl As.

If/ i •

Assez lent

Nous somm’s ve- nus vous voir

Du fond de nos vil-

lages

Pour vous di- re les vœux

De vo- tre ma- ri-

ag’, A Mon-sieur vo- tre é-poux Aus- si bien com-me à vous.

i Nous sommes venus vous voir Du fond de nos villages Pour souhaiter ce soir Un heureux mariage A Monsieur votre époux Aussi bien comme à vous.

7 Le rossignol du bois.

Le rossignol sauvage Vous a dit bien des fois Dans son joli langage :

« Filles, mariez-vous,

Le mariage est doux ».

i3 II y en a de bien doux,

Mais de mauvais ménages ;

Çà dépend des époux.

S’ils ne sont pas volages;

Ils ont bien des appas,

Ne vous y fiez pas.

19 Celui que vous prenez On dit qu’il est fort sage ;

Il me semble être né Pour conduire un ménage.

De vous il est épris,

S'ra doux, il l’a promis.

25 Enfin vous voilà donc, Madame la Mariée,

Enfin vous voilà donc A votre époux liée Avec un beau fil d’or,

Qui s'délie qu’à la mort.

3i Avez-vous bien compris Les paroles du prêtre, Avez-vous bien compris Comme il vous a dit d’être?

Fidèle à votre époux Et lui de l’être à vous.

3 7 Quand on dit : son époux On dit souvent : son maître ; Ils ne sont pas si doux Comm’ ils ont promis d’êtr’

Il faut leur conseiller De mieux se rappeler.

43 L’époux que vous prenez Pour vivre en mariage,

Doit soigner le dehors,

Vous, tenir le ménage.

Il vous faut le servir Et toujours obéir.

49 Recevez ce gâteau

Que ma main vous présente :

Coupez-en un morceau Pour vous donner entente Qu’il vous faut travailler Pour votre vie gagner.

55 Vous n'serez plus ce soir Comme vous étiez hier, Couchée dans votre lit Comme une vierge belle; Vous aurez près de vous Un Monsieur, votre époux.

6i Vous n'irez plus au bal.

Madame la Mariée ;

Vous n’irez plus aux jeux.

Non plus aux assemblées ;

Vous gard'rez la maison Pendant que nous irons.

67 Si vous avez chez vous Des enfants à conduire,

Il faut veiller sur eux Et bien souvent leur dir’ :

« Conduisez-vous, enfants.

Comme d’honnêtes gens. »

73 Si vous avez chez vous Servante ou domestique,

Vous devez leur montrer Les meilleures pratiques,

Vous leur devez tous deux L’exemple devant Dieu.

Héry-sur-Alby : (Chantée par Mlle Folliet.) — Cf. J. Tiersot: Ch. p. A.. 324 et 325.

Si vous avez chez vous Des bœufs, aussi des vaches, Des porcs et des moutons Et aussi des volailles,

Vous vaqu’rez à ce train Chaque soir et matin.

85 Recevez ce bouquet

Que ma main vous présente ; Il est fait de façon A vous donner entente Que plaisirs et honneurs Passent comme les fleurs.

91 II faut qu’ vous quittiez tout, La maison d' votre père,

Où vous aviez d’ la joie Avec votr’ tendr mère.

Il faut qu’ vous quittiez tout Pour suivre votre époux.

Lully.

m. — T versici).

Assez lent.

Nous somm’s venus vous voir Du fond de notr’ vil- la- ge Pour

tl

TT

vous di- re les vœux De vo- tre ma-

tre fi-

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