‹ Chants et chansons de la SavoieChapitre 31 sur 202 · La Berçèrc et l’AniaiH soldat · texte numérisé non relu

La Berçèrc et l’AniaiH soldat

Tout le long de la rivière Me promenant, j'aperçois t'une ber-

[gère

Qui gardait ses blancs moutons En filant sa colognette;

L’on n’y voit rien d'aussi beau.

Je lui dis tout en riant :

« La belle êtes-vous mariée ? »

— Non, mariée, je ne le suis pas ;

Les garçons de cette ville M’ont déjà assez demandée.

Vous qui parlez de mariage, Vous allez à la guerre.

— A la guerre, si j’y vais Je t’enverrai de mes nouvelles, Par l’oiseau rossignolet,

Qui chante sur l'herbette Aux quatre coins du bois seulet.

i Bisser“les deux derniers vers en répétant trois fois la première syllabe du dernier vers.

L’oiseau en prit la volée Dans le château de la belle,

Lui dit : « Bonjour, fille et princesse,

Vous qui faites tant l'amour,

Votre amant qui est à la guerre Vous envoie bien le bonjour. »

— « Vous qui êtes son messager Montez là-haut dans ma ehambrette

Prendre de l’or et de l’argent.

Prenez en en abondance, Portez-en à mon amant. »

— « Pour de l’or et de l’argent Je n’en veux pas.

Je n’en veux qu'à ma plumette Qui me coûte cent deniers Pour passer la mer courante Et pour me rendre à l’armée. »

Abondance. Transcrite d’un vieux cahier chansonnier (Mllt Marchand). Nous n’en avons pas retrouve la mélodie.

Malgré sa distribution irrégulière en couplets, sa versification informe et l'incohérence des six derniers vers, nous avons cru bon de donner ici cette chanson, à seule lin d’en conserver le thème, et de provoquer peut-être la recherche d'une version plus pure.

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