‹ Chants et chansons de la SavoieChapitre 39 sur 202 · c’est de tendresse · texte numérisé non relu

c’est de tendresse

. versant des larmes.

8 Et de regret d’avoir aimé,

1 1 Faudrait avoir l’âme bien dure.

. F cœur insensible.

11 nous eût fait le cœur de pierre.

12 S’il fallait qu’on n' s’aime pas.

S’il voulait que l'on s’aime pas.

1 3 . dans la plaine,

14 Sont en danger du loup.

A Châtel, la chanson s’achève par la strophe si souvent interpolée :

Si j’étais hirondelle, etc. (Voir a’ série, n’ 7, p. 26.) les versions chablaisiennes, la chanson se termine par les deux couplets prosaïques, probablement l’œuvre d'un chanteur de village en sa chanson.

Dans

suivants, assez verve, désireux d'appondre

11 y a trois choses au monde Trois choses à désirer :

C’est de l’argent en abondance, Des jolies filles et du bon vin.

Verse à boire, ma brunette,

Verse de ce bon vin,

Ce vin qui brille dans nos verres.

Pour y noyer tous nos chagrins.

i5. — La Jeune Sylvie.

Len‘. - ' • - --V-

La^ jeu- ne Syl- vi- e, De grand ma- tin sous

-N-fc

ses or- meaux, *

Tou- te ré- jou- i- e, Gar- dant ses trou-

Ésèfc 3=jj= JT liî

peaux ;

En- fin ell’ se las- se A fi- 1er son beau fil de

- in

lin; L;

a jour-

née

ie \

Dasse, L’

a-mant n

ie

re- vient

point.

Habère-Lullin : M. Bouvet.

La jeune Sylvie,

De bon matin sous ses ormeaux, Toute réjouie,

Gardant ses troupeaux ;

Enfin ell’ se lasse A filer son beau fil de lin ;

La journée se passe,

L'amant ne revient point.

Voyant la journée Presque tout à fait écoulée,

Elle s'est écriée,

Toute chagrinée :

« Je suis délaissée,

Je ne vois plus mon cher amant ; Oh l quelle destinée Le retient si longtemps ! »

L'aurore brillante,

Un beau soleil à son lever,

La pauvre dolente Attend son coucher.

Les oiseaux sauvages, Surtout le beau rossignolet.

Par un doux langage,

Vont la r’consoler.

Au rossignol elle s'adresse :

« O toi, le prince des amants,

Tu vois ma tendresse Et mon grand tourment ; Ton aimable zèle Te rendra mon bon voyageur.

Dis-moi des nouvelles De mon serviteur.

— Oh ! quelles nouvelles, Sylvie, demandes-tu de moi,

De ton infidèle ?

Il est loin de toi.

Il a pris les armes,

Il est au service du roi ;

Apaise tes larmes, Reconsole-toi.

— Rossignolet sauvage.

Toi qui entretiens tous les jours, Sur ces verts bocages.

Nos tendres amours,

Porte-lui, je t’en prie,

Dedans ton bec cet anneau d'or; Dis-lui que Sylvie Est presque à la mort.

Cet oiseau sauvage Reprend, guerrier, son vol vaillant, D'un léger plumage Va droit à Milan i .

Il voit notre armée,

Campée dans ces pays flamands, Très bien arrangée;

Rien d’aussi charmant.

L'oiseau prit sa pose Sur la tente de son amant ;

Là, il se repose Et par son doux chant Dit : « Sors de la tente Promptement pour venir me voir ; Ta beauté brillante T’envoie le bonsoir. »

Il sort de sa tente Avec courage et transport ;

Pleure, se lamente,

Voyant l'anneau d’or :

« Ah ! ce sont les gages Que ma Sylvie tient de moi ;

De ses pâturages Kl P me les renvoie. »

— Elle est trop fidèle Pour un cruel, perfide amant ;

Je t'ai vu près d’elle Dans ce bois charmant.

Te croyant fidèle,

Te donnait toutes ses faveurs;

Tu te moques d'elle ;

Tu n'es qu'un trompeur.

Dis-moi si tu l'aimes.

Je lui ferai tes compliments, Demain, à l'aurore.

Au soleil levant,

Je dirai : « La belle,

Reprends tes gages et tes amours ; Ton amant fidèle T’aimera toujours. »

i . Dans une version de M. J. Tiersot (Ch. pop. Alp., p. 348.) il s'agit de la ville belge de Menin (Flandre occidentale :

Cet...

Reprend son vol badin

Arrive à Menin.

i6. — Petit Oiseau

Doux et modéré.

:zts:

Pe- tit oi- seau et tour- te- rél- le, Vous m en- ten-

±z put

dez pieu- rer, gé- mir; Di- tes à mon a- mant li- dè- le Que^a maî

iZÎEZ

très- se va mou- rir.

Dans

l’es- cia- va-

ge Dès mon jeu-

îs

ne â- ge, Me voi- là seu- le a- ban- don- née. Me voi- là

f=kF

seu- le, a- ban- don- nee.

Petit oiseau et tourterelle,

Vous m’entendez pleurer, gémir 1 ; Dites à mon amant fidèle Que sa maîtresse va mourir.

— Mon père ainsi que ma mère M’ont défendu de te parler;

M’ont défendu en ta présence Ni de te voir, ni de t'aimer.

J’ai tant pleuré, versé de larmes,

J’ai arrosé le vert gazon ;

Je n’en puis plus, je rends les armes ; -Oui, j’abandonne mes moutons.

Lorsque l’amour est trop volage,

Et qu’on a des amants trompeurs.

Ils nous prenn'nt notrecoeur en gage.

Et se sourient de nos malheurs.

Refrain : Dans l'esclavage Dès mon âge,

Me voilà seule, abandonnée, (bis)

Habère-Lullin (M. Bouvet).

La Berbère et 1 Amant soldat.

(Mélodie du n° 8, page 2 6.)

m Modéré

Tout le

long de la ri-

viè- re,

Tout le

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