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1er.
2* Chdtel ( Mlle lielleville).
On retrouve cette dernière forme mélodique, dolente et douce, d’allure très populaire, enchâssée dans une mélodie de M. \\ Delmet : La Chanson de la Folle. A chaque strophe.au milieu d’étranges divagations et d’accents de colère vindicative. remonte invariablement au cœur blessé de la pauvre folle un souvenir douloureux et lointain, souvenir qui s’exprime par ce rappel mélancolique, mais apaisé et attendri par l’évocation du bonheur qui. un moment, dut embellir sa vie : « J’avais jadis un bel amant ! »
i Là haut sur la montagne q
J'ai entendu pleurer :
)h ! c’est lavoixdemacompagne !
Je m’en irai la r’consoler.
5 — Qu’avez-vous donc, la belle.
Qu'avez-vous à pleurer ?
— Oh ! si je pleure, si je soupire.
C’est regret d’vous avoir aimé.
- S’aimer n'est pas un crime, Dieu ne le défend pas;
Faudrait avoir un cœur de pierre, Bell' pour ne pas vous aimer.
i3 Les moutons sont en plaine En grand danger du loup,
Et vous et moi, jeune bergère, Nous sommes en danger de l’amour.
17 Les moutons vivent d'herbe,
Les papillons de heurs ;
Et vous et moi, jeune bergère, Nous ne vivons que de langueur.
Vieilles Chansons Savoyardes — 3
Une des chansons les plus répandues partout. Nous en avons recueilli un très grand nombre de versions; nous ne citons que les principales :
Haut-Chablais, vallées des Dranses : I.a Vcrnaz (A/«<J>«c), Abondance Châtel, Vache-
resse. — Vallée de Boëge : Habère-Lullin, Boëge, Habère-Poche. — Albanais . Lterc), Marcellaz, Héry.
Cf. Tiersot : C/i. pop. Alpes, p. 344; Ritz : Ch. pop. Haute-Savoie t P- 48- M. Vincent d’indy en a recueilli une version (en rythme binaire). Voir V. d Indy et J. Tiersot : Chansons du Vivarais et du Vercors, p. 7.
Cette chanson se trouverait déjà dans les : Essais sur la musique , de B. de la Borde (4 v. 1 780).
Var. :