Petite Rosalie
ou La belle Citoyenne.
Modéré, bien lié .
Pe- ti- te Ro-sa- li- e a per-du son a- mant.
La bel- le ci- to- yen- ne
a tempo ^
N’est- il pas bien dom-ma
—ft-é-’t-S-Ç-B-
— IL g / F-
ge, à l’â- ge de quinze a tempo
ans, N'est-il pas bien domma¬
ge, A l’â- ge de quinze
Petite Rosalie 1 a perdu son amant.
N'est-il pas bien dommage,
A l’âge de quinze ans,
A l’âge de quinze ans 1
Petite Rosalie 1 a perdu son amant; S’en va partout l’attendre Tout le long de ce bois,
Tout le long de ce bois.
« Rossignolet sauvage, Rossignolet du bois.
Apprends-moi des nouvelles De mon très cher amant. »
— Quitte tes habits, vite, Habill’-toi en guerrier ;
Nous marcherons ensemble Quarant’ six jours entiers.
Ton amoureux, la belle,
11 est bien loin d’ici ;
Il est allé en Prusse,
Au grand palais du Roi.
Quarant’ six jours de marche, Et tout autant de nuits,
On arriva en Prusse,
Là, on s'y reconnut.
— Si j'avais su, la belle, Que tu m’aies reconnu, ' J’aurais passé en Flandre, Jamais tu n’ m'aurais vu.
Scionzier ( Chantée par ma mère et Mme Cauxj. — La Vernaz.
Ce touchant geste d'attachement méritait un meilleur accueil ; dans une version de Tarentaise, donnée par M. J. Tiefsot (V. Ch. pop. A., i 36;, le 'dénouement est moins amer : l'amant volage, d'abord courroucé contre celle qui s’attache à ses pas. se laisse enfin toucher, et lui promet de l'épouser « Dans un pays de France » « Ou bien dans le Piémont ».
i5. — Dedans Paris, il y a des jolies filles.
\L Modéré.
De- dans Pa^ ris, il y a des jo- lies
fil- les.
y en
a un’ par- faite en beau- té. Qui
a char- mé le cœur d’un of- fi- Variantes mélodiques des 4 ' et 5° mesures.
y a des bel- les fil¬
les.
y a dés bel- les fil- les.
i Dedans Paris, il y a des jolies filles.
Il y en a un’ parfaite en beauté.
Elle a charmé le cœur d'un officier.
4 « Bel officier, mène-moi dans ta chambre. »
— Dedans ma chambre, oui, je t’y mènerai ;
Un anneau d'or, je te le donnerai.
7 Ils n’en fur’nt pas au milieu de la chambre,
L’on n’y voyait que des embrassements Entre la belle et son fidèle amant.
io Un autre amant, dernier (derrière) la porte écoute, Croisant les bras, levant les bras aux deux,
Disant : « Grands Dieux ! Qu’ mon sort est malheureux l
i3 D’avoir aimé une tant belle brune,
D’avoir livré toutes mes amitiés.
Et maintenant, c’est pour un officier ! »
i6 La bel!’ lui fit un beau bouquet de roses,
Tout alentour, garni de beaux lauriers,
Lui dit : « Amant, pour calmer ton chagrin. »
Thonon-les Bains : Chantée par Mme Viet. Bonnaud. — Vacheresse — Chàtel. — Etcrcy.
Par : #
1 A Briançon, il y a des jolies brunes.
2 EU’ sont jolies, parfaites et à mon gré.
3 Elles ont .
i i Les bras croisés, les larm’s coulant des yeux.
I2 . Que j’en suis malheureux! »
Le 6e couplet présente des variantes qui modifient la conclusion :
Texte d’Etercy (Mlle Bouvier ; :
Va-t’en, amant, va-t’en vite chez ton père,
Reste chez toi, ne reviens plus chez moi;
A présent, j’ai un autre amant que toi.
Texte de Sallanches (V. J. Tiersot : Ch. p. A 412) :
Viendra t’un jour, j’en aurai ma vengeance,
Chaque officier suivra son régiment,
Et toi, la belle, tu n'auras plus d’amant.
iG. — La Critique des pilles.
Qui veut en- tendre u- ne chan- son? Nou-vel- le-
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ment nous la di- rons. Tou-tes les fill’s de cet en-droit di- sent dans
pt ..
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le vil- la- ge Que tous les hom-mes les vont voir Le
long de leur me- na- ge.
Qui veut entendre une chanson ?
Nouvellement nous la dirons.
Toutes les filles de cet endroit, Disent dans le village Que tous les hommes les vont voir Le long de leur ménage.
| bis
Et quand les amants les vont voir, ) ^ Elles se font belles le soir. )
EU’s prennent tout's leurs beaux habits De couleurs de parade :
C’est pour attirer leurs amants Le long de leur ménage.
— « Ma belle, si je viens chez vous,) ^ C'est bien pour me railler de vous, j C’est bien pour me railler de vous, Faisant comme bien d'autres :
Pourvu que je passe mon temps,
Je ne cherche rien autre.
Belle, vous vous êtes vantée Que je vous avais demandée, Que je vous avais demandée Au nom du mariage.
Jamais j’ n'en ai eu la pensée.
Ni même le courage. »
bis
Quand une belle est sans amant, ) ^ Elle s’en va t'au mandement. ) Elle s’en va t'au mandement
Pour y chercher des Suisses ;
EU’ s'en va t’au son du violon.
Jouant de la musique.
H<5ry-sur-Alby : ( Chantée par M. Folliet.)