LA PARISIENNE
Peuple français^ peuple de braves, La liberté rouvre ses bras ; On nous disait : « Soyez esclaves », Nous avons dit : « Soyons soldats ! » O jour d'éternelle mémoire !
Paris n'a plus qu'un cri de gloire :
Chœur :
En avant, marchons Contre leurs canons î A travers le fer, le feu des bataillons Courons à la victoire !
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Peuple fran-çais, peuple de bra - ves, La li-ber-
U'. rouvre ses bras; On nous di-sait: Soyez cs-cla-ves,Nousavo7is
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rï& n'a plus (111' un chant de gloire: En a-vant.murchons, Contre
leurs canons, A Ira. - vers le fer, le feu des ha- taillons, Cou-
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rons à la vie - loi- ce, Cju - rons à la vie- toi - re !
Eh bien ! la Paviaienne de Casimir Delavigne a en nombre d'imitations bnrlesqnes et, disons-le, d'un goût passablement douteux. On trouvera ci-après — chapitre VII — un spécimen de ces compositions qui furent populaires.
On célébra longtemps les Trois glorieuses sur tous les tons possibles et avec une conviction profonde. Un poète du temps crut même devoir faire remarquer à ses concitoyens que le mois de juillet était exceptionnellement propice aux révolutions.
Mois de gloire, ô juillet, mois toujours gros d'orages,
Que de fois, durant tes beaux jours, Le tonnerre en courroux, roulant dans les nuages, N'a-t-il pas su répondre aux « RRRA > de nos tambours !
C'est ainsi que les héros de Juillet se complaisaient à jouir de leur triomphe, en attendant 1848.
C'est quelque temps avant cette fameuse année 1848 que le Chant des Girondins fit son entrée dans le monde. En voici la parodie lamentable :