LE GRAND GÉNÉRAL A CHEVAL
Ah ! qu'il était beau, ce grand général, Surtout quand on l'voyait à ch'val !
La plupart ne tardent pas à constater que, bien réellement et définitivement, le régiment est parti pour
une garnison absurde ou que le brig-goëlctte tire des bordées vers de lointains rivages.
Et alors, que va-t-il advenir? Que va-t-il se passer dans le magasin de modes de mademoiselle Angélina, au comptoir du Café du commerce, dans la cuisine de Françoise, ou sur le bord de l'île, ou sur le bord de l'eau ?
Le flambeau de l'hymen va-t-il se rallumer à d'autres foyers incandescents?
Les paris sont ouverts.
L'Amour s'en va-t-eii guerre
Point n'est besoin de faire remarquer au lecteur que la plupart des amours qui viennent d'aboutir à ces adieux déchirants n'étaient point absolument orthodoxes. Hélas ! non, il ne s'agissait plus de payses, de fiancées, de promises, mais de beautés conquises... non à la pointe (lu sabre, mais au prestige de la soutache, du brandebourg et du plumet. Pour les demoiselles qui ont le cœur tendre, l'uniforme est irrésistible.