‹ Chants et chansons militaires de la FranceChapitre 28 sur 164 · LE CURÉ COLONEL · texte numérisé non relu

LE CURÉ COLONEL

Pauvre curé de ce petit hameau,

J'ai combattu vingt-cinq ans pour la France...

11 expose comme quoi il était en Egypte :

C'est de Kléljer à ch"val sur un chameau Que j^ii reçu ces leçons de vaillance.

Il a fait toutes les campagnes du Consulat et de TEmpire, toutes jusqu'à la dernière, qui fut si malheureuse :

A Waterloo, malgré notre canon, L'aigle impérial venait de dispai-aître...

A ce souvenir, le bon curé ne peut retenir ses larmes... il sanglote, puis, se redressant vivement:

Moi, révolté de tant de trahison,

Après avoir servi Napoléon,

Je ne voulus que Dieu pour maître !

Sur ce, les jeunes gens sont vaincus. Ils ne se battront pas... ils s'embrassent.

C'est à Tancien Cirque Olympique du boulevard du Temple que se débitait cette chanson de gestes, alors ({ue venait de s'ouvrir l'ère de nos guerres d'Afrique.

A chacune des expéditions de ce temps-là se rapporte une chanson spéciale. Franchit-on les « Portes <le Fer », les chasseurs à pied entonnent leur hymne des Bibans; force-t-on le col de Mouzaïa, les zouaves inaugurent aussitôt le fameux refrain :

LA CHIFFA

A la Chlffa A la Chiffa Les « Réguliers » ont reçu du tabac !

Vivace.

A la Cliif - fa, à la Chïf - fa, Les rcgu-

i-EE333^i

liers ont re-çLi d.u ta - bac.

On prend la smalah d'Abd-el-Kader et un poète perdu dans les rangs de l'armée livre instantanément cette épopée aux échos du Tell algérien :

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