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L'EXTINCTION DES FEUX

Ah ! dragons, dragons, dragons, Vous allez donc Vous coucher Sans vous moucher !

Ah ! dragons, dragons, dragons, Mouchez-vous donc

Ou sinon Nous vous mouch'rons !

Ad libitum.

Ah! dragons, dragons, dra - gons, vous al-lez

do/?c Vouscoucher sans vous moucher! Ah! dragons, dragons,dra'

^^mMm^^^^^m^^

goi^s, viouchez'vous donc, Ou sinon nous vous mouclœro7is !

Et les malins de se frotter les mains, en fredonnant sur un air du Chalet :

Ce matin, de nous vous vouliez rire...

Et, ce soir, nous nous fichons de vous !

r,4 CHANTS ET CHANSONS MILITAIRES DE FRANCE

Allegro.

Ce ma-tin, de nous vous vouliez ri-re^Et ce soir nous --=z:=r=r:j^-

Ëmi

nous lichons de voui

0 rivalités humaines ! ô Discorde, voilà bien de tes coups !

Douloureuse, mais juste exclamation que les camarades ont paraphrasée comme il suit :

Eh ! allez donc, Sonnez trompettes !

Eh ! allez donc, Qu'est-ce que vous faites ?

Eh ! allez donc, Sonnez clairons!

Mais, ce qu'il y a de plus curieux, c'est que le clairon, ce trait d'union naturel, cette transition prévue .de la trompette au tambour, ne peut souffrir ni tambour ni trompette.

■ — Pardon, dit-il souvent au tambour-maître, qui est son légitime supérieur, je veux bien être puni quand je le mérite... je ne réclame pas... du contraire! mais j'veux pas qu'on me mette dedans comme un tambour. . .

Faudra-t-il donc, pour avoir la paix dans les régiments, renoncer à l'un de ces instruments guerriers? Et, dans ce cas, lequel conservera-t-on ? Tliai is the question. Il est des dilettanti qui ne manifestent point

de préférences à cet égard. Charles YI, par exemple, les aimait d'un égal amour :

Sonnez clairons! Battez tambours! (i)

D'autres amateurs vont plus loin, témoin celui-ci : LE SON DU CANON

J'aime le son Du clairon, Du tambour, de la trompette !

Et ma joie est complète Quand j'entends le canon..; Quand j'entends, bon! bon!

Résonner, bon ! bon !

Quand j'entends résonner le canon.

Vivace.

J^aimc le son du clui-ron, Du tambour, delà trom

pel-te, Et ma joie est com - plè-te Quand fente7uls le ca-

non... Quand fen-tends, bon, bon! Réson-ner, bon, bo7i'. Quand fen^

tends ré-son-ner le ca - non.

Ceux-là, vraiment, en demandent trop à la fois.

— Moi, dirait Brid'oison, s'il était mis en demeure de formuler un avis, je... je ne sais qu'en... qu'en

(1) rialévy, Charles VI.

dire... Voi-voilà ma ma-maniôre de... de pen-penser.

Eh bien ! nous nous en tiendrons, quelque temps encore, à cette solution basée sur la théorie du pour et du contre, en observant que lorsque les clairons sonnent aux champs ! les tambours ne peuvent se dispenser d'applaudir de toutes leurs baguettes.

Mais, disait un ministre novateur, si nous nous privions du tambour? il est un peu trop jjoseur... Entendons-nous, s'il vous plaît. Sont-ce des poses ou des pauses que vous lui reprochez? En ce qui touche celles-ci, il est bien forcé de se conformer à celles de l'exercice et d'observer le rythme prescrit par la grande canne, cette canne au bout de laquelle il y a un superbe homme qui n'entend pas qu'on lui flanque des fia pour des ra, et vice versa. Quant aux poses qui vous déplaisent, oui, j'en gémis pour lui, le tambour penche un peu trop la tête à droite, mais ce n'est pas sa faute, on le gâte tant! Tous les opéras et toutes les romances du monde lui ont chanté sa gloire. Ne connaissez-vous pas :

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