EN AVANT LES FRANKS
{Ah' iiicomm)
Marchons au chant des geais, tles pinsons, des hruants, Au cri de la cigale, au cliquetis du glaive. Le ciel s'est assomhri, mais la lune se lève...
Le sang va couler à torrents.
Abordons l'ennemi... c'est l'heure du carnage!...
Fracassons-lui ses boucliers.
Coupons sans merci le visage,
Fendons le crâne des guerriers !
Demain, après ces coups d'épaule, Nous verrons le corbeau d'Athôrs, Sinistre comme un tronc de saule, Tournoyer au-dessus des morts!...
Plus tard, c'est une chanson de gestes qui, à la façon d'un hymne de guerre, sert à l'entraînement des combattants. C'est la « Chanson de Roland » qui, à la bataille de Hastings, fait marcher les Normands de Guillaume le Bâtard.
Taillefer, qui moult bien cantoit Sur un roncin qui tôt aloit, Devant eux s'en aloit cantant De Karlemaigne et de Rolant Et des guerriers et des vaischaux Qui moururent à Rainclievaux.
A un quart de siècle de là, soit quatre années avant la prise de Jérusalem, voici le psaume de guerre que plain-chantaient les Croisés (xf siècle).