‹ Chants et chansonsChapitre 128 sur 202 · FRANCE ET REPUBLIQUE · texte numérisé non relu

FRANCE ET REPUBLIQUE

Chant national.

Musique de Francis Chassa igné.

La République sage, aimée et triomphante. Découvre à tous les yeux un avenir meilleur En voulant qu'une paix féconde et bienfaisante Comble de tous ses dons le peuple travailleur.

1. Aux banquets de janvier et de juillet, les dames sont admises.

de Paul Aveiicl. 247

Elle n'est plus cette ère où notre belle France Inquiète, doutait de la prospérité ; Elle oublie aujourd'hui ses longs jours de souffrance Et met sur son drapeau : « Travail et Liberté. »

Saluez donc la grande République Vous, citoyens, peuples et rois !

Elle veut être, et forte et pacifique, En mettant son honneur dans le respect des lois.

Dans leurs tombeaux de gloire ont tressailli nos pères.

Eux, dont la mort grandit la Révolution,

En voyant tout à coup s'apaiser les colères

Et venir les partis devant la Nation.

La République alors trouva sa délivrance

Dans un républicain ennemi des excès,

Et qui, sortant du peuple, aime avant tout la France !

Jules Grévy sera le Jefferson français ^.

Saluez donc la grande République Vous, citoyens, peuples et rois !

Elle veut être, et forte et pacifique, En mettant son honneur dans le respect des lois.

Le pays rayonnant entre dans l'atmosphère D'un temps tout de labeur et de tranquillité ; Il devra sa grandeur à la voix populaire. Son bien-être viendra de la fraternité.

Avec ce président plus de France meurtrie, Son amour du progrès seconde notre espoir. Et son âme s'exalte au nom de la patrie ! Grévy restera grand en faisant son devoir.

1. Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis d'Amérique. Né à Shadwell (Virginie), en 1743, mort en 1826. — Il avait étudié le droit sous White, et devint aussi célèbre avocat que grand patriote. Il fut deux fois président, en 1801 et 1805. II était venu en France, en 1783, avec Adams et Franklin. Il disait depuis, eu souvenir de la réception qui leur avait été faite : « Tout homme a deux patries, la Bieuue et la France. »

Chants et Chaiisoîis

Saluez donc la grande République ^

Vous, citoyens, peuples et rois !

Elle veut être, et forte et pacifique.

En mettant son honneur dans le respect des lois

30 janvier 1879.

OLIVETTE

A deux, il est charmant de vivre Dans un petit coin, loin du bruit Où tranquillement l'on s'enivre De l'idéal que l'on poursuit.

L'excès de la passion donne Au cœur des rêves insensés...

Tu dois te souvenir, mignonne, De l'ivresse des jours passés.

Tu serais infidèle

A nos tendres amours?

Je n'en crois rien, ma belle,

Et je t'aime toujours.

Toi, dont le franc éclat de rire Vibrait comme un timbre argentin, Maintenant sur ta lèvre expire Comme un regret, comme un chagrin.

1. Les Cliambres, jugeant encore cligne de la première magistrature d» pays M. Jules Grévy, le réélurent président après sept années accomplies (durée de la présidence). Mais il fut obligé de quitter ce poste si honorable, la deuxième année de sa seconde présidence, à cause de la protection qu'il accordait à M. D. Wilson, son gendre, pour le trafic des croix de la Légion d'honneur, qui se faisait sous le toit même de l'Elysée.

■ — Il se retira, abandonné de tous et atteint dans son honneur d'homme intègre et de grand patriote, le 2 décembre 1887.

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