‹ Chants et chansonsChapitre 138 sur 202 · LA CINQUANTAINE DE MATHILDE · texte numérisé non relu

LA CINQUANTAINE DE MATHILDE

Ce jour, onze septembre, est pour nous jour de fête, Mathilde. Un demi-siècle a passé sur ta tête Sans aigrir ta pensée et sans vieillir ton cœur; Ta vie épanouie est toujours en sa fleur.

(1 Notre toit campagnard n'a pour toute parure iJQue le ciel bleu, les fleurs, les oiseaux, la verdure;

Dans ce modeste asile on vit indépendant;

Le foyer est petit, mais le bonheur est grand.

Loin des ambitieux et des bruits de la ville

L'âme se fortifie et n'est jamais servile.

Elle peut se parer de la mâle fierté

Qui veut pour notre France : Honneur et Liberté !

En parcourant ainsi simplement la carrière, La conscience peut regarder en arrière Sans voir dans son passé le remords ou la peur. Les souvenirs aimés sont les parfums du cœur.

Partage notre joie amicale et sereine, Mathilde, pour fêter gaîment ta cinquantaine. Qu'à tes longs jours futurs un toste soit porté ! Henri se joint à moi pour boire à ta. santé.

11 septembre 1881.

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