Mediocritas aurea
2. Horace avait été envoj-é à Athènes par son père pour étudier la pliilosophie ; ce fut là qu'il s'engagea dans le parti de Brutus et de Cassius. Devenu tribun d'une légion, il assista à la bataille de Philippes, en Macédoine, et prit la fuite après le second combat. Ayant été compris dans l'amnistie, il revint à Rome.
Chants et Chanso7is
Horace célébrait Auguste,
Et Béranger Napoléon;
Nous trouvons, nous, beaucoup plus juste
De célébrer Anacréon.
Du rire, en apôtres sévères.
Conservons les éclats vainqueurs.
En ayant du vin dans nos verres
Et de l'amitié dans nos cœurs.
Chantons les femmes et les roses.
En poésie elles sont sœurs; Ne faisons pas d'apothéoses Aux sanguinaires oppresseurs.
La Liberté guidant nos âmes, Dans nos cerveaux de plébéiens.
Saura déterminer nos dames A nous faire des citoyens.
Chantons l'honneur et l'espérance Dans nos plus chers épanchements.
Effaçons sur le sol de France Les pas des soldats allemands.
Combattons l'esprit de conquêtes Par la douce fraternité, Et laissons présider nos fêtes Par l'immortelle Liberté.
Le champ de Mars de la famille
Est, pour nous, la salle à manger;
Les plats fument, la gaîté brille
A la barbe de l'étranger.
Et lorsque le bon vin commence
A développer la raison :
C'est par un toste qu'on encense
La maîtresse de la maison.
de Paul Ave ne!. 291
Le choc des verres est la joie Que manifeste le plaisir; Chaque convive alors déploie Ses sentiments tout à loisir.
Il faut qu'en ce moment suprême Surgisse au moins une chanson Qui dise à tous combien l'on aime La maîtresse de la maison.
C'est à Mathilde, épouse et mère,
Que ces couplets sont adressés
Et par le fils et par le père
En souvenir des ans passés.
Ils la proclament bonne et bonne
Et cela sans comparaison!...
Ils connaissent mieux que personne
La maîtresse de la maison.
12 septembre 1884.