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PENDANT LE SIEGE DE PARIS

fr. c.

Une tête d'ail » 50

Un poireau » 50

Un navet » 50

Une carotte i »

Un boisseau d'oignons 50 »

— de pommes de terre 45 »

— de charbon de bois 3 »

Une bougie » 50

Un chien 25 »

Un chat 15 »

Un rat 2 50

Un chou ordinaire 5 *

Un lapin 5^ »

Une poule 55 »

Un œuf 2 50

Une dinde 140 »

Une oie 150 »

Noies.

fr. <-.

Un petit cochon de lait 500 »

Une boîte de sardines 15 »

Un demi-kilo de beurre fondu et salé 40 »

— de beurre frais 60 *

— de fromage de Gruyère 30 »

— de boudin de cheval 6 »

— d'huile d'olive 20 »

— d'âne 12 »

— de lard 18 »

— de bœuf conservé 20 »

100 kilos de bois 24 »

100 kilos de la charbon de terre 3o »

A". B. — Les gardes nationaux touchaient par jour i fr. 50 de solde.

Note T, page 147.

Pour perpétuer le souvenir des ravages faits par les obus prussiens dans les grandes serres du Muséum d'histoire naturelle, qui n'avaient point de rivales dans le monde, M. Chevreul, l'illustre professeur, a demandé au gouvernement de la République de faire graver l'inscription suivante sur l'un des murs des bâtiments :

« Le jardin des plantes médicinales, fondé à Paris par édit du roi, à la date du 3 janvier 1636, devenu le Muséum d'histoire naturelle le 23 mai 1794, fut bombardé sous le règne de Guillaume P'", roi de Prusse, comte de Bismarck, chancelier, par l'armée prussienne, dans la nuit du 8 au 9 janvier 1871. jusque-là, il avait éié respecté par tous les partis et par tous les pouvoirs nationaux et étrangers. »

Tout le temps du siège, M. Chevreul, aujourd'hui âgé de 102 ans, resta au Jardin des plantes, près de ses chères collections (1888}.

Note U, page 150.

Beaurepaire (Nicolas-Joseph), était un officier français né à Coulommiers, en 1740. Commandant du i*-'"" bataillon de Maine-et-Loire, il fut chargé de défendre Verdun contre les Prussiens, en 1792. Étant assiégé, son conseil de guerre fut d'avis de capituler. Beaurepaire était pour la résistance. Obligé d'obéir, il aima mieux se faire sauter la cervelle d'un coup de pistolet que de subir la honte de se rendre.

380 Notes.

La Convention nationale fit transporter son corps au Panthéon, et son nom fut donné à une rue de Paris.

Pendant la guerre de 1870, deux faits semblables à celui qui illustra le soldat de 1792 se produisirent.

L'un était un capitaine de frégate, M. Larret de Lamalignie, qui commandait en second le fort de Montrouge, où trois capitaines comme lui avaient été tués déjà par les obus prussiens. Survivant à ses camarades, il ne voulut pas survivre à la chute de Paris. La dernière heure venue, pour ne pas voir, lui vivant, son fort occupé par les ennemis, il se fit sauter la cervelle (27 janvier 1871).

L'autre, un simple matelot, un artilleur de la marine, François Deldroux, Breton. Ce brave avait une profonde affection pour sa pièce de canon ; au moment de se rendre à l'ennemi, il voulut une dernière fois embrasser sa pièce. On entendit un coup de feu, on courut et l'on trouva le vieux canonnier le front percé d'une balle, couché sur son canon.

« J'aime mieux ça, dit alors François Deldroux à ses camarades, je ne voulais pas voir ma pièce entre les pattes de l'ennemi. » Et il mourut.

Le résultat de cinq mois de siège fut la reddition d'une ville qui avait dans ses murs 500,000 hommes armés et 200,000 assiégeants.

Les combattants de Paris ont été trompés par leurs chefs.

Jules Favre, avocat, catholique pratiquant, avait dit : « Nous ne livrerons a V ennemi ni un pouce de notre territoire, ni une pierre de nos forteresses. »

Le général Ducrot avait dit, dans une proclamation où il annonçait qu'il marcherait à l'ennemi : « Je ne rentrerai a Paris que mort ou victorieux. » Et il rentra battu, pour reprendre sa place parmi les partisans du Syllabus. — Il est mort à Versailles, en 1882, muni des sacrements de l'église.

Le général Trochu, Breton et catholique, avait dit : « Le gouverneiir de Paris ne capitulera pas. » En effet, il se démit de ses fonctions à la dernière heure et fit capituler le général Vinoy (un bonapartiste) à sa place. O jésuite fieffé!!!

V^oilà les hommes que nous avions en 1870 pour défendre Paris et sauver la France.

Note V, page 151.

François Debergue naquit le 8 décembre 18 10, à Paris. Il entra dans le 65'' régiment d'infanterie de ligne comme

Notes. 381

engagé volontaire, le 5 mars 1831. Il fit la campagne de Belgique en 1831 et en 1832. Il se distingua au siège de la citadelle d'Anvers. Il fut nommé caporal le 2i octobre 1833, et des voltigeurs le i*^"" septembre 1834. ^ passa sergent le !*='■ mai 1835. — Et le 20 novembre 1837, il partait en congé illimité. Il était libérable le 3 mars 1838.

François Debergue avait i'",65 de taille, le visage ovale, le front large, le nez droit et long et les cheveux bruns.

{Extrait de son livret, signé par le capitaine Gally-Passebosc.)

Le lendemain de son exécution, l'affiche manuscrite suivante fut collée dans la mairie de Bougival :

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