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LES STATUES

RÉFLEXIONS DE PITANCHARD Scieur de long à la Villette

SIR LES HOMMES DE L'EMPIRE Air «lu PfHit ÈbèniMf (Cli. Plaiitaile».

Que j'aime à voir élever des statues Aux hommes d'Etat de l'empire.

En les voyant on peut se dire :

Que c'est comme un bouquet de fleurs ! Parlé : En chœur, bis :

Que c'est comme un bouquet de fleurs î

Peuple français, sous le second Empire, Tu ne connus jamais la liberté; Si, cependant, tout va de mal en pire, C'est pour ton bien et ta félicité.

Que j'aime à voir élever des statues Aux hommes d'Etat de l'empire, En les voyant on peut se dire :

Que c'est ^omme un bouquet de fleurs !

Parlé : En chœur, bis :

Que c'est comme un bouquet de fleurs !

A son neveu ne faisons pas de peine : Par les Anglais l'oncle fut isolé; On le porta sans bruit à Sainte-Hélène, Ce grand héros... ne l'avait pas volé^

\. Napoléon III fit remplacer la statne en redingote gri*> qui avait été érigée snr la colonne de la place Yeudùme le 29 joillet 1S33, par une statue en costume de César romain, et la redingote grise fnt transportée à Courbevoie. Elle fut renversée de son nouveau piédestal le

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Que j'aime à voir élever des statues Aux hommes d'Etat de l'empire, En les voyant on peut se dire : Que c'est comme un bouquet de fleurs !

Parlé : En chœur ^ bis :

Que c'est comme un bouquet de fleurs !

Quand un tribun lâche la République Pour s'enrichir sous les Napoléons, C'est qu'il descend de Brutus le stoïque, De père en fils, par les caméléons.

Que j'aime à voir élever des statues Aux hommes d'Etat de l'empire, En les voyant on peut se dire :

Que c'est comme un bouquet de fleurs !

Parlé : En chœur, bis :

Que c'est comme un bouquet de fleurs !

Toi, Béranger, l'ami du populaire,

Si tu chantas l'homme antiliberté,

C'est qu'Austerlitz t'aveuglait sur Brumaire,

Et tu croyais h sa capacité.

Que j'aime à voir élever des statues Aux hommes d'Etat de l'empire.

En les voyant on peut se dire :

Que c'est comme un bouquet de fleurs !

Parlé : En chœur, bis :

Que c'est comme un bouquet de fleurs !

4 septembre 1870, et jetée à l'eau en amont du pont de Neuilly-sur- Seine. ■ — Elle est aujourd'hui aux Invalides.

Sous Louis XVIII, voici la recette que donnaient les légitimistes pour faire un Napoléon :

Prenez du sang de Robespierre,

De la cervelle de Néron,

Ajoutez du cœur de Tibère ;

Vous aurez un Napoléon. '

de Paul Avenel.

Dupin, Morny, Billault, ont des statues*, Haussmann aura la sienne après décès- ; Il consigna l'histoire au coin des rues, Avec le soin d'un Plutarque français.

Que j'aime à voir élever des statues Aux hommes d'Etat de l'empire, En les voyant on peut se dire :

Que c'est comme un bouquet de fleurs !

Parlé : En chœur, his :

Que c'est comme un bouquet de fleurs !

Mais je sais bien, c'est ce qui me chagrine. Que Sainte-Beuve et Baudin n'auront pas ^ Leurs traits en pied fondus dans une usine Pour honorer leur vie et leur trépas.

Que j'aime à voir élever des statues Aux hommes d'Etat de l'Empire, En les voyant on peut se dire :

Que c'est comme un bouquet de fleurs!

Parlé : En chœur, his :

Que c'est comme un bouquet de fleurs !

1. Les statues de Moniy à Deauville, île BilL^nlt à Nantes, de Dapin à Clamecy, etc^ ont été érigées aux frais de l'État.

Morny était fils de la reine Hortense. Il avait pour père le (X)lonel de Flahaut.

Dans une réception aux TuUeries, M'"* de L*** s'étonnait d'entendre dire que il. de Moniy était frère de l'empereur.

— Alors, ils ne sont pas du même lit ? demanda-t-*lle.

— Xon, niaclame, lui répwndit-on, ils sont du même canapé.

2. M. Haussmann, préfet de la Seine, dans le renu^niement qu'il fit de la ville de Paris, changea le nom d'un grand nombre de rues, et il en créa poiu: les principales voies qu'il ouvrit, afin il'approprier ses travaux à l'ère de l'empire. — Sébastopol, Magenta. Solferino, Turbigo. Puebla.etc. figurent dans la nouvelle nomenclature.

3. M. Sainte-Beuve, sénateur, fut enterré civilement, d'après ses dernières volontés.

Alphonse Baudin, représentant du peuple, motimt pour la justice et

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LE DIEU DE LA MAISON ou

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