LES MARINS AU PLATEAU D'AVRON
Musique de M. JlJLES JAVELOT,
Depuis Jean Bart, nos fiers marins sur l'onde
Ont égalé nos plus braves soldats;
On parle d'eux aux quatre coins du monde,
Leur vrai courage honore leurs combats;
Sur leurs vaisseaux ils étaient las d'attendre
Que l'ordre vînt de franchir l'Océan;
Quand tout à coup un cri se fait entendre
A l'horizon de l'extrême Orient :
C'est le canon, c'est la voix de la France,
Qui crie : « A moi ! Je suis frappée au cœur !
Sauvez Paris, ma dernière espérance;
A vous, marins, de venger mon honneur ! »
Ils sont tombés pour sauver le pays; Rendons honneur à leur noble vaillance ! Ils combattaient pour notre belle France.
En défendant Paris,
Cette vieille cité.
Ils mêlaient à leurs cris :
« Patrie et Liberté ! »
Avron a vu leur stoïque courage, Ils étaient là comme sur leur vaisseau; La hache en main allant à l'abordage, Ils ont gravi les flancs nus du plateau. En affrontant les obus et les balles, Ils étaient un contre dix Allemands; Quoique luttant à chances inégales, La mort en vain éclaircissait leurs rangs.
de Paul Avenel. 139
Oui, ces marins venant de l'Atlantique, On les a vus, sur le plateau d'Avron, Dans un combat à jamais historique, Prendre et sauver jusqu'au dernier canon.
Ils sont tombés pour sauver le pays; Rendons honneur à leur noble vaillance ! Ils combattaient pour notre belle France.
En défendant Paris,,
Cette vieille cité,
Ils mêlaient à leurs cris :
« Patrie et liberté ! »
Ils voulaient tous mourir pour la patrie, Car ils avaient des âmes de héros.
Eux qui, bravant la tempête en furie, Sortaient vainqueurs de la fureur des flots, Hélas ! malgré leur valeur protectrice, Paris resta dans son cercle de fer.
Notre ennemi sut leur rendre justice :
Il admirait ces braves de la mer.
Ils étaient grands dans leur mâle héroïsme, Mais par le sort leur cœur fut annulé... Que n'avions-nous tous leur patriotisme?
Paris n'aurait jamais capitulé !
Ils sont tombés pour sauver le pays; Rendons honneur à leur noble vaillance ! Ils combattaient pour notre belle France.
En défendant Paris,
Cette vieille cité.
Ils mêlaient à leurs cris :
« Patrie et liberté ! »