‹ Chants et poésiesChapitre 38 sur 204 · LES BORDS DE LA SAONE · texte numérisé non relu

LES BORDS DE LA SAONE

Briller dans les cités N'est point ce que j'envie; Mais aux bords, enchantés Où j'essayai la vie, Comme un oiseau sa voix r Qu'un soir ma vie éteinte Tombe comme la plainte D'un oiseau dans les bois !

Oh ! qui me rendra tes rivages, Saône que j'aime, el tes ombrages

De peupliers, Où les colombes si fidèles Appelaient en battant des ailes

Leurs doux ramiers ?

Oh! comme j'aimerais, Sous tes vertes saulées,

Goûter l'ombre et le frais, En entendant mêlées Au bruit de leurs troupeaux Les chansons des bergères Que ces lieux solitaires Invitent au repos.

Oh! qui me rendra tes rivages, Saône que j'aime, et tes ombrages

De peupliers, Où les colombes si fidèles Appelaient en ballant des ailes

Leurs doux ramiers?

Ilclas ! loin de les bords La fortune m'exile. - Due n'ai-je ses trésors !

Pour ton eau si tranquille, On verrait, mon esquif Fuir l'océan du monde Qui cache sous son onde Le dangereux récif.

Oh ! qui me rendra tes rivages, Saône que j'aime, et tes ombrages

De peupliers, Où les colombes si fidèles Appelaient en battant des ailes

Leurs doux ramiers?

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