‹ Chants et poésiesChapitre 41 sur 204 · LE ROSSIGNOL ET LES ROSES · texte numérisé non relu

LE ROSSIGNOL ET LES ROSES

Un jour je trouvai près du sol, Au temps des brises les plus chaudes.

Dans l'herbe, un nid de rossignol.

Au fond brillaient trois émeraudes,

Trois œufs, pleins de chansons d'amour, Si Dieu les voulait faire éclore.

Appelant son époux sonore, La mère attristait l'alenlour.

Nids mousseux, fleurs de pourpre et blondes rêveries, Espérances fleuries.

Trois roses fleurissaient auprès, Roses d'une teinte rêvée, Qui semblaient naître tout exprès Pour les amours de la couvée ; Alors je sentais doucement Éckre en moi trois douces choses :

Il fleurissait en moi trois roses; Mon cœur couvait un nid charmant.

Nids mousseux, fleurs de pourpre et blondes rêveries, Espérances fleuries.

Mon cœur couvait trois œufs divins, La foi, l'amour, la poésie.

Trois jours après, quand je revins, . De froid mon âme fut saisie :

Le nid gisait, et l'églantier Pleurait ses roses églanlines; Le nid divin, les fleurs divines De mon cœur jonchaient le sentier.

Nids mousseux, fleurs de pourpre et blondes rêveries, Illusions flétries !

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