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LA FRANCE A PIE IX

La matrone des sept collines, L'antique veuve des Césars, Gis lit, beau lis d;ms les épines, Étrangère dans ses remparts,

< Le pape n'a point répondu a. cet appel.

Mordant les pierres de ses places, Hurlant des lamentations :

Pie, à son rang tu la replaces Sur le trône des nations.

Pieux Saint-Père, Le monde, qui se désespère, Dans tes yeux cherche la clarté; Kegarde-le pour qu il prospère ; Rends- lui, rends-lui la liberté ! [Bis.)

Dès que le vote du conclave,

Par l'esprit céleste inspiré,

Met dans tes mains son peuple esclave,

Vive Pie ! il est délivré.

La lumière se fait dans Rome;

Une ère nouvelle y fleurit.

Bravo ! Pio nono ! Grand homme.

Tu fais revivre Jésus-Christ.

Pieux Saint-Père, Le monde, qui se désespère, Dans tes yeux cherche la clarté ; Regarde-le pour qu'il prospère ; Rends-lui, rends-lui la liberté! (Bis.)

Blanche orpheline du Calvaire, La liberté rit à l'amour, Et la justice, moins sévère, Montre sa balance au grand jour. Mais de tout temps la foi punique De Rome guetta les chemins....

Transteverin, prends la tunique Et le casque des vieux Romains !

Pieux Saint-Père, Le monde, qui se désespère, Dans tes yeux cherche la clarté ; Regarde-le pour qu'il prospère ; Rends-lui, rendà-lui la liberté! (Bis.)

tOl CHANTS ET POÉSIES

Un soir le dôme de Saint-Pierre Baignait de sa vive lueur Les Romains et la ville entière Courbés sous l'anneau du pêcheur...

Sous tes pieds couvait la tempête :

Dans F ombre des poignards ont lui, Et l'aigle noir à double tête Hors de son aire pousse un cri.

Pieux Saint-Père, Le monde, qui se désespère, Dans tes yeux cherche la clarté ; Regarde-le, pour qu'il prospère; Rends-lui, rends-lui la liberté. (Bis.)

Où tend cette menace impie?

Le vicaire du Christ est là !

Comme a fait Léon, notre Pie Repousserait un Attila.

Sur ta mule blanche, en étole, Tiare au front, labarum en main, Tu descendrais du Capilole, Entraînant tout dans ton chemin.

Pieux Saint-Père, Le monde, qui se désespère, Dans les yeux, cherche la clarté ; Regarde-le pour qu'il prospère ; Rends-lui, rends-lui la liberté* {&**-)

A ta voix, r Italie antique Une et libre s'élancerait :

D'Albion et de l'Amérique Un secours ailé volerait ; La jeune Allemagne qui rêve En glaive allongerait ses fers, Israël que ta main relève T'enverrait l'or de l'univers.

Pieux Saint-Père,

Le monde, qui se désespère, Dans tes yeux cherche la clarté; Regarde-le pour qu'il prospère; Rends-lui, rends-lui la liberté. (BU.)

Et notre France ! ... ta parole Sans bras armés a tout calmé; Une pacifique auréole Entoure ton front bien- aimé.

Désormais l'Italie est libre ; Mais que d'enfants captifs ailleurs !

Combien ta paternelle fibre Doit tressaillir de leurs douleurs L

Pieux Saint-Père, Le monde, qui se désespère, Dans tes yeux cherche la clarté ; Regarde-le pour qu'il prospère; Rends-lui, rends-lui la liberté. [Bis.)

Veux-tu commencer la croisade?

Des Apennins entends l'écho Rouler encor la fusillade Et le canon de Marengo !

Des vieillis tombes féodales Où l'on veut nous ensevelir, Nos jeunes preux brisant les dalles, Sauraient encor vaincre ou mourir»

Pieux Saint-Père, Le monde, qui se désespère, Dans tes yeux cherche la clarté; Regarde-le pour qu'il prospère \.

Rends-lui, rends-lui la liberté. (Bis.)

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