‹ Chants et poésiesChapitre 51 sur 204 · LA JEUNE RÉPUBLIQUE · texte numérisé non relu

LA JEUNE RÉPUBLIQUE

Paris est sorti du tombeau En renversant la sentinelle, Radieux comme un Christ nouveau ; Répandons la bonne nouvelle.

Bouches de fer, canons, fusils, Tambours, clairons, bouches de cuivre, Apprenez à tous les pays Gomment la France ajpu revivre.

Peuples, venez de toute part, Voir la République nouvelle, Douce comme une tourterelle, Formidable comme un rempart ; Frères, serrons-nous autour d'elle.

Hautaine, et les pieds dans le sang, Nous Pavions vue aux barricades Hurler avec un mâle accent Le cantique des fusillades ; Victorieuse, on Ta pu voir Essuyer le sang de sa pique Et nous rappeler au devoir En nous montrant Folive^ntique.

Peuples, venez de toute part Voir la République nouvelle, Douce comme une tourterelle, Formidable comme un rempart ; Frères, serrons-nous autour d'elle.

Que ferons-nous au lendemain?

Les nations sont dans l'attente ; Si nous succombons en chemin, L'abîme est au bas de la pente.

Au lieu d'enterrer ton argent, Riche, en proie aux fausses alarmes, Va plutôt dire à l'indigent :

Formons ensemble un faisceau d'armes !

Peuples, venez de toute part Voir la République nouvelle, Douce comme une tourterelle, Formidable comme un rempart ; Frères, serrons-nous autour d'elle.

Que l'argent circule à plein bord Gomme un fleuve qui vivifie, Que dans un fraternel accord Le riche au pauvre se confie !

L'artisan donnant ses labeurs, Que le penseur donne ses veilles ; Nous ferons des sucs les meilleurs Le miel des humaines abeilles.

Peuples, venez de toute part Voir la République nouvelle, Douce comme une tourterelle, Formidable comme un rempart ; Frères, serrons-nous autour d'elle.

Défrichons marais et vallons,

Reboisons les chauves montagnes !

Peuplons aussi de nos colons

L'Afrique et ses riches campagnes.

L'abondance ruissellera

Comme un fleuve tlans une plaine,

Et la liberté soufflera

Dans nos poumons à pleine haleine.

Peuples, venez de toute part Voir la République nouvelle, Douce comme une tourterelle, Formidable comme un rempart; Frères, serrons-nous autour d'elle.

Pauvres filles qui périssiez

Gomme les roses sous le givre,

Et vous tous qu'on foulait aux pieds,

La République vous délivre.

Tes autres fils seront jaloux,

République notre mère,

Si tu ne donnes comme à nous

A tous les peuples la lumière.

Peuples, venez de toute part Voir la République nouvelle, Douce comme une tourterelle, Formidable comme un rempart ; Frères, serrons-nous amour d'elle.

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