DÉROUTE
DB
HOUKTAR-VÉLt
D'un ministre de Dieu la compagne s'écrie :
(( Tzavellas! Botzaris! nous abandonnez-vous?
)> A nous , vengeurs de la patrie !
» En orages pleins de furie , )) Centaures, fantassins, viennent fondre sur nous.. )) Sont-ilscent, oudeuxcentsPilssontquinzeouvingtmille. » -—Qu'ils marclient, ces brigands, nos coups les compteront, )) Oui , contre la valeur le nombre est inutile.
T^yisu-t
» Sabre de Tzavellas , tu défends notre asile !
» Mousquet de Botzaris , ils te reconnaîtront !
» Le sexe de MoscKo, dans les bois où nous sommes,
» Par elle encouragé rivalise les hommes. »
On combat : pour les Turcs ce choc est un aiSront.
De sa fougue déjà Tzavellas n'est plus maître :
« Quittons , s'écria-t-il , l'abri de ce rocher ,
)> Faisons briller le sabre , et taire le salpêtre. »
Mais du poste où son art a su se retrancher :
« Non , repart Êikz&i^ , f a#flês ¥olsf nbtf à bocages ,
» Aux Turcs, encor nombreux, leur seindoit vous cacher^
» Nous sommes peu de Grecs armés sous leurs feuillages,
» L'instant du sabre encor n'est pas venu pour nous.
» —Ah! cria Tzavellas d'un ton plein de courroux,
» Attendrons-nous ici que ces limiers sauvages
» Nous viennent relancer comme aux antres des loups ? »
Sa voix enflamnie le^ courageâ, Et de leurs glaiveis nus tous rbrisant les fourreaux S'élancent sur les Turcs 'égorgés -ek chevreaux» Véli criait aux siens : a Ralliez-voùs ! aux armes! » Les siens lui répondaient , les jeux mouillés de larmes : ce Est-ce là Delvinon où les champs de Yidin ? » C'est Soulî, c'est l'écueil de hotre fier destin.
D Du fer de Tzavellas les sanglantes épreuves » Ont revêtu de deuil notre peuple orphelin, » Et par lui l'Albanie entend pleurer ses veuves. »
NOTICE
Cette narration d'autant plus remarquable qu'elle est toute dialoguée , présente clairement la. disposition d'une défense de partisans embusqués dans les défilés des montagnes y et les regrets amers des assaillans vaincus.
< JL.