‹ Chants IX, X, XI et XII de l'OdysséeChapitre 11 sur 28 · SUR LE ONZIÈME CHANT DE L'ODYSSÉE · texte numérisé non relu

SUR LE ONZIÈME CHANT DE L'ODYSSÉE

Page 164 : 1. K~e~M~ ~&vâprov. Dugas-Montbel : a La plupart des interprètes entendent ici par Cimmériens les peuples qui habi-taient le pays nommé Bosphore Cimmérique, au nord du Pont-- Euxin. Celte opinion n'est pas admissible ; tout démontre qu'Ulyase parcourait alors la mer de Sicile; et l'on ne peut pas supposer que le poëte, sans prévenir qu'il intervertit l'ordre naturel des événe-ments, transporte tout à coup son héros dans la Chersonnèse Tau-rique, près des Palus Méotides. Par Cimmériens il faut entendre avec Ëphore les peuples voisins du lac Averne, aujourd'hui lago Averno, entre Baies et Cumes, où., du cap de Circé, l'on peut se rendre. en un jour, temps que met Ulysse pour faire ce trajet. Le nom de Cimmériens fut donné à ces peuples parce qu'ils habitaient une contrée ténébreuse, en faisant dériver le mol de ~x £ H.(j.epoç, qui, selon Hésychius, signifie ténèbres, obscurité. » — 2. Qùôi '/tG.' ~aùtouç, etc. Virgile, Géorgiques, III, 35G :

TUID sol pulleules liaud unquam discntit umbras,

Nec quuiu invectus eqais altum petit acthera, nec quum

Præcipitem Oceani rubro lavat xquore eurrulß.

— 3. "EvO' lEpeLcx |JLSV, etc. Pour tous les détails qui suivent, com-parez le chant X, vers 516-530.

Page 16C : i. M~eTaupéitei. La syntaxe régulière exigerait jieta-- T.ç>é"iz-Q ou ¡.c.e'ta.'ltpÉ'ltOL.

Page 168:1. llpwtri âà tJï.-l¡ 'E~À'It'f;vopoç Y])6e' De même EnéeJ au VI' livre de l'Énéide, rencontre d'abord l'ombre de Palinure errant à l'entrée des enfers, où les âmes ne peuvent être admises sans que leurs corps aient reçu la sépulture.

Page 170 : 1. Kîpy-T); iv i^apo», etc. Pour ce vers et les suivants, voy. chaut X, vers 554-560.

Page 174 : 1. TLnr' ~aux' r.XvjQcç ; Bothe : a Quid rursus venisîi concise dictum est pro hoc vel quodam simili : xint' auxe vo^aa? ~^v9e;, quid cogitans, quidve struens, denuo, more tuo, hue ad-venisli P »

— 2. ~pivay.ifl vr)a( £ Est-il question ici de la Sicile ? Cela est assez improbable, disent les savants, bien que les anciens lui aient plus d'une fois donné le nom de Trinacrie, à cause de ses trois pro--

NOTES SUR LE XIe CHANT DE L'ODYSSÉE. 245 montoires, Pélore, Pacliynum et Lilybée. Ulysse connaissait la Sicile ; il ne l'eût pas appelée une île déserte (voy. chant XII, 127-136), puisqu'elle était habitée alors par divers peuples, les Sicanes, les Sicules, les Cyclopes et les Lestrygons ; il ne l'eût pas décrite plus loin comme une terre qu'il voyait pour la première fois. Sans vouloir nous permettre de trancher la question, nous dirons cependant que cet argument n'est pas sans réplique. Ulysse connaissait la Sicile pour avoir abordé sur un point de ses rivages ; il y prend terre en-suite du côté opposé : qu'y a-t-il d'étonnant à ce qu'il ne reconnaisse pas que c'est une seule et même lie? Il ne l'a jamais parcourue, il en ignore les dimensions, la situation précise; enfin, ce qui est plus concluant, il ne la voit pas sous le même aspect.

Page 176 : 1. EtçÓxE ~TOÙ; «pixviai, etc. Selon Pausanias, Homère veut désigner ici les Épirotes: Voici en effet ce qu'il dit en parlant de Pyrrhus (I, XII) : T £ ç ôè TY)V ~SixçXCav matîliç, Kap^Soviov? Y,vliy-xaaev à7tava<TTY)aai Zvpaxowûjv. ~cppovf¡Ciae; Se aÛTÔi KapxYjSoviwv, (j'l ôaXdtffOTiç rrov Tore jBapëàpwv [/.àXiaTa EI^OV ~È[TJiEipwç, TuptOt <Ï>OIVIXEÇ Tb ~œpxaiov SVTEÇ, TOÛTMV èvavxi'A ÈIRFLPQR) vav¡.c.ax'ÎÍCiat, TOÏÇ 'H'ltELplfr RAIÇ j^pw[JI. £ voç, oï FJ,7]ÔÈ àXouaT]; 'I~ÀLOV MÀIXCiCiIXV oî TTOXXOI, [LYISÈ âXatv ~ÈTricTavco 7rco ^pyja^ai. MapxupeT Sé [LOt xal "OJJ.^poy ÉTIOÇ iv 'Oôuaceta* 01 oùx ~ïtratri. ËÕOVCiLV. On dit en effet qu'Ulysse, après son retour, alla en Épire consulter l'oracle de Dodone.

Page 188 : 1. Sôç TE 7to0oç. 0v[t6v âirriupa. Hyginus : Anticlea, Autolyci filia, mater Ulyssis, nuntio falso audito de Ulysse, ipsa se interfecit. Selon Homère, au contraire, Anticlée meurt du chagrin de ne pas voir revenir son fils.

— 2. Aurap gywy' ~EOF,).ov, etc. Virgile, Enéide, VI, 700 :

Ter conatus ibi collo dare brachia circum,

Ter frustra comprcnsa manus effugit imago,

Par levibns ventis volucrique simillima sorano.

Page 192: 1. 'Evnnjo;. L'Énipée, fleuve de la Thessalie, sur laquelle régnait Salmonée.

— 2. II~HopcpvpEov 8' âpa xdpot, etc. Virgile, Géorgiques, IV, 360 :

At ilium

Curvata in montis fatiein cifcumstetit unda

Accepitque sinu vaslo.

Page 196 : 1. 'E~mxàcFTTiv. Les tragiques l'appellent Jocaste.

— 2. K~œO(.l.EÍwv Y)vaac7 £ Selon Sophocle, aussitôt après que l'in-ceste est découvert, Œdipe est banni de Thèbes; on voit que dans Homère il continue à régner.

Page 198 : 1. M~àv-riç àjj.Ofiwv. Homère-dit au XVe chant (vers 225 et suiv.) que ce fut le devin Mélampe qui enleva les génisses des champs de Phylacé et qui épousa la fille de Nélée. 246 NOTES SUR LE XIe CHANT DE L'ODYSSÉE.

Page 200 : 1. 5I<pi|A £ 8eiav. Cette Iphtmédie était fille de Triops, de Tliessalie.

— 2. "Oatjav ètc' ~OùXu[ntw, etc. Virgile, Géergiqma, I, Ni :

Ter sunt conari imponere Pelio Ossam

Scilicet, alquc Ossæ frondosnm involvcre Olympum.

Page 202: 1. Awvvaou ~(japxupugaiv. Bacchus l'accusa auprès de Diane d'avoir profané avec Thésée le bois sacré de la déesse. D'après les poètes des âges suivants, Ariadne, abandonnée par Thésée dans l'lie de Naxos, y fut épousée par Bacchus.

Page 206 : 1. Awdv'Yj" ~teXéitw. Voy. chant I, 358 et 359. Page 210: 1. Kaxrjç ~Iôtyiti Ywatxôç. Dugas-Montbcl : a Par ceUe femme odieuse, les uns entendent Hélène, la cause de-la guerre; d'autres Clytemnestre, qui fit périr Agamemnon et ses compagnons; d'autres enfin Cassandre, qu'Ajax viola dans le temple de Minerve, ce qui rendit cette déesse contraire aux desseins des Grecs. Caix qui sont de cette dernière opinion expliquent l'épithète xaxtU, lé-chante, par xxxoOE-KTY)!; ( ou xax«o0ei<jY)ç ), celle qui attire le mal-heur, funeste. Eustathe traite cette question assez minutieuse avw des détails qui me paraissent inutiles à faire connaître. Ce qu'il y a de plus vraisemblable, c'est qu'il est ici question de Clytemnestre, dont Ulysse va raconter le crime. »

Page 214 : 1. B~ovXoijjlyjv x' ÈTtàpoupoç twv, etc. Dugas-Montbel : « Voici une des pensées d'Homère contre laquelle Platon s'indigne le plus. C'est par là qu'il commence la liste des passages qu'on doit retrancher dans le poëte. Cependant rien de plus naturel que ce sen-timent qui nous attache à la vie. Virgile a dit aussi en parlant de ceux qui se sont donné la mort :

Qnam vellent ætbcre in alto

Nunc et panperiem et duros perferre labores 1 On trouve souvent cette idée-là exprimée dans l'Ecriture. »

Page 228 : 1. K~iyruoi. Les Cétéens étaient un peuple de la Mysie.

Page 230 : 1. 'A~7<po5ê).ôv ).Etf/.tovoc. Pline l'Ancien dit en parlant de l'asphodèle : Fuit tenuiorum cibus, quem et mortuorum in tumu-lis apponebant.

Page 23G : 1. Tune oé [ttv, etc. Virgile, Énéide, VI, 597 :

Rostroque ~immanis Tullar obunco

Immortale jeenr tonHcns fecundnque poem's

Viscera.

— 2. Panopée, ville de Phocide; c'était là que régnait Tityus.

Page 1