‹ Chants patriotiquesChapitre 14 sur 67 · LE BON GITE · texte numérisé non relu

LE BON GITE

Mirebe.xu, i S j / .

Bonne vieille, que fais-tu là?

Il fait assez chaud sans cela,

Tu peux laisser tomber la flamme.

Ménage ton bois, pauvre femme,

Je suis séché, je n'ai plus froid. -1

Mais elle, qui ne veut m'enteudre, Jette un fagot, range la cendre :

« Chauffe-toi, soldat, chaufl'e-toi. •)

Honne vieille, je n'ai pas faim.

Garde ton jambon et ton vin; in

1. L'auteur se jette de Suite au cœur de son sujet, et aborde dès le début le dialogue entre le Soldat et sa vieille hôtesse.

CHANTS r-ATRIOTIQUES

J'ai mangé la soupe à l'étape.

Veux-tu bien m'ôter cette nappe I C'est trop bon et trop beau pour moi.

Mais elle, qui n'eu veut rien faire,

Taille mon pain, remplit mon verre : lo

« Refais-toi, soldat, refais-toi. »

Bonne vieille, pour qui ces draps?

Par ma foi, tu n'y penses pas!

Et ton étable ? et cette paille

Où l'on fait son lit à sa taille? 20

Je dormirai là comme un roi.

Mais elle, qui n'en veut démordre, Place les draps, met tout en ordre :

« Couçhe-toi^ soldat, couche-toi! »

— Le jour vient, le départ aussi. — 2o

Allons! adieu... Mais qu'est ceci?

Mon sac est plus lourd que la veille... Ah! bonne hôtesse! ah! chère vieille, Pourquoi (ant me gâter, ])ouniuoi?

\'J. Est-ce (lue Ion clable, esl-ie ([u'uuo boite de iiuille ne me suffisent pas I

20. La paille a au moins eel avantage qu'elle oll'ie un lit qui n'esl trop court pour personne.

26. C'est le soldat qui parle. Il s'aperçoit que la vieille a mis dans son sac quelques provisions.

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