LE BON GITE
Mirebe.xu, i S j / .
Bonne vieille, que fais-tu là?
Il fait assez chaud sans cela,
Tu peux laisser tomber la flamme.
Ménage ton bois, pauvre femme,
Je suis séché, je n'ai plus froid. -1
Mais elle, qui ne veut m'enteudre, Jette un fagot, range la cendre :
« Chauffe-toi, soldat, chaufl'e-toi. •)
Honne vieille, je n'ai pas faim.
Garde ton jambon et ton vin; in
1. L'auteur se jette de Suite au cœur de son sujet, et aborde dès le début le dialogue entre le Soldat et sa vieille hôtesse.
CHANTS r-ATRIOTIQUES
J'ai mangé la soupe à l'étape.
Veux-tu bien m'ôter cette nappe I C'est trop bon et trop beau pour moi.
Mais elle, qui n'eu veut rien faire,
Taille mon pain, remplit mon verre : lo
« Refais-toi, soldat, refais-toi. »
Bonne vieille, pour qui ces draps?
Par ma foi, tu n'y penses pas!
Et ton étable ? et cette paille
Où l'on fait son lit à sa taille? 20
Je dormirai là comme un roi.
Mais elle, qui n'en veut démordre, Place les draps, met tout en ordre :
« Couçhe-toi^ soldat, couche-toi! »
— Le jour vient, le départ aussi. — 2o
Allons! adieu... Mais qu'est ceci?
Mon sac est plus lourd que la veille... Ah! bonne hôtesse! ah! chère vieille, Pourquoi (ant me gâter, ])ouniuoi?
\'J. Est-ce (lue Ion clable, esl-ie ([u'uuo boite de iiuille ne me suffisent pas I
20. La paille a au moins eel avantage qu'elle oll'ie un lit qui n'esl trop court pour personne.
26. C'est le soldat qui parle. Il s'aperçoit que la vieille a mis dans son sac quelques provisions.