‹ Chants patriotiquesChapitre 33 sur 67 · On lève le camp, on ploie les tentes · texte numérisé non relu

On lève le camp, on ploie les tentes

5. Sabbat. A part son acception historique et religieuse, ce mot signifie tapage. Racine a dit, dans les Plaideurs : Voyez le beau sabbat qu'ils font à notre porte !

Mais eux, combien sont-ils, les Prussiens? — On l'ignore,

Personne ne le cherche et n"a l'air d'y songer.

On chante dans la nuit, on se bal à l'aurore; 15

Et, sans savoir par où l'assaut va s'engager.

On sait que les Français sont des Français encore.

Et qu'ils se tourneront du côté du danger.

— C'est ainsi que se perd, grande et presque admirable. Sous cet orgueil léger, la valeur du pays ; 20

C'est ainsi que la faute en remonte implacable Des soldats mal guidés aux chefs mal obéis ; C'est ainsi que des fous, que leur folie accable, Disent : Dieu n'est pas juste et l'on nous a trahis !

24. Au vers 22, le poêle a partagé la responsabilité entre les soldats et les chefs de la dernière guerre. Mais rien ne saurait assez flétrir la stupide et criminelle facilité avec laquelle bien des gens du peuple criaient à la trahison pour se dispenser de combattre.

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