LE SOLDAT
Dans la France, que tout divise, Quel Français a pris pour devise Chacun pour tous, tous pour l'État?
• Le Soldat.
(*) M. Michel Bréal, professeur de grammaire comparée au Collège de France, dans une conférence faite le 28 août 1878 aux instituteurs délégués à l'Exposition universelle, remarquait combien peu de choses ont été écrites pour les enfants, et cherchait, chez des esprits d'élite, des inspirations qui s'adressent à la fois à ce qu'il y a de plus élevé dans la nation et à ce qu'il y a de plus simple, l'èufant. Il nommait le livre de M, Paul Déroulèd'e et citait en entier cette pièce.
4. Ce vers est la réponse à la question posée dans les trois premiers. Il revient, comme un refrain de chanson, à la fin de chaque strophe.
Dans nos heures d'indifférence, d
Qui garde au cœur une espérance Que tout heurte et que rien n'abat ?
Le Soldat.
Qui fait le guet quand tout sommeille,
Quand tout est en péril qui veille, 10
Qui souffre, qui meurt, qui combat?
Le Soldat.
G rôle immense ! G tâche sainte.
Marchant sans cris, tombant sans plainte.
Qui travaille à notre rachat? 15
Le Soldat.
Et sur sa tombe obscure et fière, Pour récompense et pour prière Que voudrait-il que l'on gravât ?
Un Soldat. 20
1. Dans ce vers, et a le sens de mais : Tout heurte l'espérance, mais rien ne l'abat.
18. Comme récompense de sa vie donnée à la patrie et pour toute formule de prière.