‹ Chants populaires de la Grèce moderne (volume 2)Chapitre 104 sur 146 · LA RÉCONCILIATION · texte numérisé non relu

LA RÉCONCILIATION

Uxe belle gisait grièvement malade d'amour pour un jeune homme,— pour un jeune blond; et grande était sa souffrance. — Trois belles de 9ε9 compagnes s'en vont la consoler : l’une tient (à la main)un basilic, l’autre une poire; —et la troisième, celle qui vraiment la chérit, un mouchoir trempé de larmes. — La première la gronde, la seconde la raille: — «N’avons-nous pas aimé aussi nous deux, aimé d'amour, tout comme toi? — Mais nous avons le cœur ferré, et le foie sec. » —( La troisième), celle qui vraiment la chérit, (leur) répond au plus vite : — « Si vous avez aimé vous deux, c'était (quelque) homme noir et laid ; — et notre compagne, Si elle aime, aime un jeune homme aux yeux d'ange. »—« Chère compagne, puisque tu loues celui (que ] ‘aime ), voudrais-tu bien aller me le chercher? »—« Fais-moi chauffer de l’eau, et baigne-moi ; lave-moi et peigne-moi, — tresse-moi les cheveux , et j'irai te le chercher. » —« Si je te lave, si je te peigne, je crains que tu ne me l’enlèves. »—«Oh! non, si Dieu m'aide, (chère

« ὄχι, νὰ ζῶ ! υντρόφισσα, δὲν εἶμαι am” ἐκείναις. » / V 4 lé A 4 ὰ 9 /

« Πάρε τὰ ὄρη πίσω σου, χαὶ τὰ βουνᾶ ἐμπρός σου » Σὰν dis παντιέραν πράσινην, ἐχ) εἶν᾽ τὰ γονιχά του.» ----

/ / / ” N # Βλέπει παντιέραν πράσινην, βρίσχει τὰ γονιχά Trou”

Βλέπει τον x ἔτρωγ”, ἔπινε, μ’ ἄρχοντας καὶ Tapoixous, Καὶ εἶχε τόσαις ἀπ᾿ ἐδῶ , καὶ τόσαις ἀπ᾿ ἐχεῖθει Καὶ δὲν τὸν περιφθάσανε; μὸν ἐρωτᾷ x’ ἐκείνην : « Πές µου, νὰ ζήσης !λυγηρὴ, ποῦ πᾷς, xai ποῦ διαθαίνεις ;»-

És’ y / 9 9 29 c \ ’ 4 9 « Τσ) ἔχεις τόσαις dm” ἐδῶ, καὶ τόσαις am” ἐεῖθε, » Καὶ δὲν σὲ περιφθάνουσι, µόν ἐρωτᾷς κ᾿ ἐμένα; » Μὰ μιὰ ποῦ εὐλογήθηχες, x” ἔθαλες τὸ στεφάνι, » Μάλιστα ποῦ εἶναι χ᾿εὔμορφη, πῶς τὴν ἀποζεχάνεις ; » —

LA RÉCONCILIATION: 383 compagne), je ne suis point de ces (perfides-là). »— « (Eh bien donc), laisse derrière toi les montagnes, prends les collines devant toi: —et là où tu verras une bannière verte, là est la terre natale de mon ami. » — La ( messagère ) laisse les montagnes derrière elle; elle prend les collines devant soi ; — elle aperçoit une banniere verte; elle a trouvé la terre natale du jeune homme : — elle le trouve (lui-même) mangeant, buvant avec des Archontes et des voisins. — Il a maintes belles par-ci, maintes belles par-là ; — et ce n’est point encore assez pour lui : il questionne la (messagére ) : — « Dis-moi, la belle, et Dieu te soit propice, où vas-tu, et d’où viens-tu?»—«( Eh quoi!) tu as tant de belles par-ci, tant de belles par-là, — et ce n’est point encore assez pour toi? Tu me questionnes aussi ? — Mais celle que tu as épousée, à qui tu as mis la couronne, — la belle entre toutes, comment peux - tu l'oublier ? » — « Laquelle veux-tu dire, ma belle? de laquelle parles-tu? — Est-ce de la blonde à la taille élancée, aux yeux regardant la terre, — qui, quand elle sourit, fait pleuvoir les roses dans son tablier ? » — « ( C’est d'elle-même ); et puisque tu la loues, comment peux-tu l’oublier ? » — «Je t'ai dit les éloges, je te dirai les τεproches : —si je la baise, elle gronde ; si je l’agace, elle pleure; — et si je lui presse la taille, elle va le dire à sa mère. » — « Allons! viens, beau jeune

« Έλα | πᾶμε, φεγγίτη μου, κ᾿ ἐγὼ µένω ἐγγύτρα. » — « Àv xau” ὁ χόρακας ἀετὸν, κ’ ἡ πέρδικα ἱεράχ.,

Τὰ χουτουνιά τ) ἀστράπτασι ποῦ ἦτον τ) ἄντεριά του, ΄ Καὶ τὰ σγουρά του τὰ μαλλιὰ, τὸν ἥλιον λαμπυρίζουν. « ἂν τὸν To Χλημόθεργαν, τὸ χλῆμο χόµπους ἔχει :

» Κ) ἂν τὸν εἰπῶ βασιλικὸν, dm” τὴν χοπριὰν ἐθγαίνει -

» Na τοῦ εἰπ᾽ ὅ,τι πρέπει του, x” ὅτι πρεπούµενόν του: «Ῥόργα µου, ἀσημίτης µου, σπαθί µου διαμαντένιο

« Εμένα ue ὑπανδρεύουνται χάτω σ τὺ αταυροδρόµε᾿

» KL’ ἂν θὲς χαὶ καταδέχεσαι, ἔλα καὶ σὺ 'σ τὸν γάμον,

LA RÉCONCELIATION. 385

homme , je te réponds d'elle ( pour l'avenir } »— «( Non, non), la belle; quand le corbeau engendrera l'aigle, la perdrix Pépervier ; — quand le (grain du} raisin prédtiira du jasmin, elle et moi nous ferons ( de nouveau) l'amour.» —La (messagère ) s’en retourne; elle > répète ces dures paroles (à son amie);—et la pauvrette se désole commeune perdrix, elle gémit comme ürie colornbe. — Elle se lève tout doucement. s'en va à la fenêtie, —'et aperçoit son ami qui vient à cheval par la campa-

gne, — serré dans un pourpoint noir, (brodé) en or de Venise, — et sous (son manteau de) pourpre (majestueux comme)une tour solide.— L’étoffe de sa tunique jette des éclairs; — et ses blonds cheveux font resplendir le soleil. —(En le voyant, elle se dit en elle-même : « Par quet nom le saluer? }— L’ap-

pellerai-je branche de vigne? la branche de vigne a des nœuds.— Le nommerai-je roseau ? le roseau n'est que roseau, et plie (à tout vent). — Le nommerai-je basilic? le basilic naît du fumier; — et si je le nomme fils de veuve, peut-être qu’il s’en fàchera. — Je le nommerai donc comme il convient, comme il lui sied : — (Bonjour), roseau d'argent , épée de diamant; — aigle aux ailes vertes, où vas-tu ainsi à la chasse? » — « On me marie, ( la belle, on me marie }), là-bas, à la croisée des deux chemins ; — et si tu le veux, si tu lagrées, viens

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