LA CAPTIVITE DE KIAMIL-BEY
Voie: deux pièces qui, dans l'unique copie qui m'en soit parvenue, ne forment qu'une seule et même composition. À n'en juger que par le sentiment du poète, le principal motif de cette composition est de déplorer le malheur et la captivité de Kiamil-bey, fait prisonnier à Tripolitsa, en 1821, par les Grecs insurgés de la Morée : à la prendre dans ce qu’elle a de plus détaillé et de plus intéressant, c'est un récit du siège et.de la prise de Tripolitsa ; dans son ensemble, c'est quelque chose de vague et de diffus, d’incohérent et d’obscur. En dégageant la partie historique de la pièce de ce que je nommerais volontiers sa partie sentimentale , 1] m'a semblé ‘que bune et l'autre devaient y gagner en intérêt et en clarté.
J'en ai donc fait deux morceaux distincts , bien que d'ailleurs intimement liés par le sujet. Le premier est un tableau assez vif des principaux incidens du siège de Tripolitsa : La prise de la ville n’y est pas expressément énoncée; mais elle y est suffisamment indiquée,
Le seçond morceau peut être regardé comme une espèce de complainte- ou d'élégie sur les revers des” Turks de la Morée, en général , et de Kiamil-bey, en particulier, dans la première année de l'insurrection grecque. Les vers en ont de la grace, et le ton en est fort pathétique : un Grec montagnard n’aurait probablement pas été si attendri des infortunes de ses despotes. Mais il n'y a du reste, dans la pièce, rien qui l'empêche d'être populaire : les vainqueurs chantent volontiers les misères des vaincus. Quant aux principaux faits que le poète à eus en vue, et qu'il faut se retracer, pour saisir les détails et les traits caractéristiques de sa composition, je les indiquerai en peu de mots. | | Kiamil, bey de Corinthe et possesseur d’une immense étendue de terres en Morée, passait pour le plus riche et le plus puissant seigneur de l'empire ottoman. En 1821, lorsque l'insurrection grecque, faisant tous les jours de nouveaux progrès, menaça d’envahir toute la péninsule , il convoqua à Tripolitsa les proestos et les archevêques de la province, dans la vue de les déterminer à intervenir pour le gouvernement auprès des Grecs, et à contenir dans l’obéissance tout ce qui n'en était pas encore sorti. Ceux-ci refusèrent et furent arrêtés; et quelques jours après, les Grecs insurgés vinrent assiéger Tripolitsa , ayant à leur tête Kolokotronis ,avec ses pallikares, et Mavromichalis avec les siens. Par un prodige de courage et d’audace , la place fut emportée d'assaut, au mois de septémbre 1821, et Kiamil bey y fut pris. On le traita d’abord avec douceur :
ARGUMENT. 57 on voulait avoir ses immenses trésors, et on le somma ‘à plusieurs reprises de déclarer l'endroit où il les tenait cachés ; mais il refusa cette déclaration , demeura quelque temps prisonnier et ensuite fut mis à mort.
Le Kekhaïa ou lieutenant de Khourchid pacha commandait dans la place ; il avait quelque temps auparavant marché sur Patras, pour y réprimer l'insurrection, et commis de grandes cruautés à Vostitsa.
Νύχτα σελλόνει +’ ἄλογον, νύχτα τὸ καλιγόνει * Καὶ εἰς τὸν δρόµον τὸν Θεὸν παρακαλεῖ καὶ λέγει: « Θεέ μ’, ἐκεῖ τοὺς προεστοὺς, ἐχεῖ. τοὺς δεσποτάδαις » Νὰ εὕρω, στὸ κεφάλι τους νὰ πάρουν τοὺς ῥαϊάδαις, » Νὰ μὴ σηκώσουν ἅρματα, καὶ πάγουν μὲ τοὺς χλέφταις. x Σὰν ἔφθασε, καὶ où Γραικοὶ ἐπλόχωσαν τὸ κάστρον' Τοὺς Τούρκους ἔχλεισαν στενὰ, βαρεὰ τοὺς πολεμοῦσαν Κολοχοτρόνης φώναξεν ἀπὸ τὸ μετερίζε’ « Προσκύνησε, Κιαμίλμπεη, σ τοὺς Κολοχοτροναίους, » Na σὲ χαρίσω τὴν ζωὴν, ἐσὲ καὶ τὰ παιδιά σου, » σὲ χαὶ τὰ χαρέµια σου, x’ ὅλην τὴν γενεάν σου. »'-τ « Μετὰ χαρᾶς σας, Ἕλληνες, κ) ἐσεῖς καπεταναῖοι, » Εὐθὺς νὰ προσχυνήσωµεν ᾿σ τοὺς Κολοχοτροναίους. ” Μπουλούχμπασης ἐφώναξεν ἀπάν) ἀπὸ τὴν τάµπιαν *