‹ Chants populaires de la Grèce moderne (volume 2)Chapitre 13 sur 146 · LA PRISE DE TRIPOLITSA · texte numérisé non relu

LA PRISE DE TRIPOLITSA

LE jour avait été. (un jour) de pluie, la nuit était (une nuit) de neige, — lorsque Kiamil-Bey partit pour Tripolitsa. — De nuit il selle son cheval; de nuit il le ferre; —et dans le chemin, il prie Dieu et lui dit : —« Mon Dieu ! puissent , là (où je vais)les Proestos, puissent là (où je vais) les archevêques, —se rendre garants pour les Raïas, — que les Raïas ne prendront pas les armes, ne se joindront pas aux Klephtes! » — A son arrivée, les Grecs attaquent la place;-—ils assiègent étroitementles Turks; ils les combattent rudement, — et Kolokotronis crie de son poste : — «Kiamil-Bey, rends-toi aux enfants de Kolokotronis,—et je t’accorderai la vie à toi et à tes enfants, — à toi, à ton harem et à toute ta famille. » — « Avec plaisir, ὁ Hellènes, et vous capitaines , — nous allons nous rendre à l’instant aux enfants de Kolokotronis. » — (Mais) un Boulouk bachi cria d'en haut de la batterie : — «(Non ), infidèles, nous ne nous rendons pas à vous, (à vous) vils Raïas. — Nous avons de fortes citadelles , et un empereur dans Constantinople.—

» Éyou ἀνδρεῖον στράτευμα. καὶ Τούρχους παλληκάρια -

«Τώρα va ἰδῆτε. φώναξε τότ) à Κολοχοτρόνης,

» Na ἰδητ' Ἑλληνιχὰ σπαθιὰ, καὶ χλέφτιχα τουφέχια᾽

Τρίτη, τετράδη θλιθερὴ, πέφτη papuaxwuéom,

» Βάλετε τὴν Τουρχιὰν ἐμπρὸς, σὰν πρόθατᾳ cv μάνὸ pav. » . Τοὺς πῆγαν καὶ τοὺς ἔκλεισαν εἰς τὴν μεγάλην τάµπιαν.

» Or’ ἔσφαξες τ) ἀδέρφια µας καὶ ὅλους τοὺς δικούς μας!»

LA PRISE DE TRIPOLITSA. Gr

Nous avons une vaillante armée et de braves turks, — dont un bat cinq (de vous) à l'épée, dix au fusil, — quinze à cheval, et le double sur des remparts. »— « À présent donc vous allez voir! cria Kolokotronis: — vous allez connaitre les sabres des Hellènes et les mousquets des Klephtes;— comment combattent les Hellènes, comment ils taillent en pièces les Turks!»

(C'était) le mardi: triste (fut) le mercredi, lamentable le jeudi :.—- vint le vendredi; (oh! plût à Dieu qu’il n’eüt pas lui! )—les Grecs délibérèrent de forcer la citadelle. — 1ls s’y élancèrent comme des aigles ;'ils y entrèrent comme des éperviers, — en déchargeant leurs mousquets, lamenue batterie. — Mais Kolokotronis cria de la porte de Saint-George : — « Laissez là vos fusils : tirez vos sabres, — et poussez les Turks devant vous, comme des brebis à l'étäbile. »—

Ils les poussérent et les enfermérent dans la grande batterie; — et le Kekhaïa dit à Kolokotronis : — « Fais un accord avec les Turks; coupe (des têtes), mais laisse-s-en toutefois. » -— « Que déraisonnes-tu (là), vilain turk? que dis-tu (là ), vilain infidèle ? — En as-tu fait, toi, d'accord avec la pauvre Vostitsa, — où tu as 5 égorgé nos frères et tous nos proches ? »

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