LA PRISE DE BÉRAT
Un oiseau noir s'est posé sur la citadelle de Βέrat; — il se lamente tristement , et parle en langue humaine : — « Lève-toi, pacha, fuyons, sauvonsnous à Avlone. — Ali pacha fond sur nous avec dix-huit mille (combattants): — il amène Omer Vrionis dont il a fait son trésorier, — pour qu’Omer te livre vivant entre ses mains. — (Avec lui) viennent encore plusieurs capitaines dgs Chrétiens, — Iskos de Dounista, les fils de George Grivas, — Zongos de Xéroméron, George Varnakiotis, — les descendants de Boukovallas, les Skyllodimos , — Diakos, Panourgias et les deux Kontoghiannis. » — Dès que le feu eut commencé, dès que la bataille s’anima , —les coups de canon tombaient comme pluie, les boulets comme grêle. — Les Klephtes tirèrent leurs sabres, et sautèrent dans la ville. --- Alors, de la tour, une voix fut entendue : —« Mes enfants, pourquoi vous entretuez-vous ? Arrêtez, Ô braves : — pourquoi versezvous tant de sang? épargnez votre bravoure : — arrêtez | nous vous portons sur l'heure les clés de la ville.