‹ Chants populaires de la Grèce moderne (volume 2)Chapitre 31 sur 146 · VEVROS ET SON CHEVAL · texte numérisé non relu

VEVROS ET SON CHEVAL

L, première des deux chansons suivantes est assez populaire, et l'une de celles que l’on chante en dansant. Bien qu’elle ne soit pas rimée, et qu'elle soit tout à fait dans la manière et dans le ton des chansons du peuple des campagnes, l'argument porterait à soupconner qu’elle a été composée dans une grande ville, et peutêtre à Larisse. C'est du moins dans cette ville, qu'est particulièrement usité le mot de Κουχλὶ, employé dans la chanson, pour signifier coiffure de femme, mot qui, s’il est grec, n'est toutefois pas d'un usage général en Grèce.

Du reste, la pièce est remarquable, en son genre. Il serait difficile d'esquisser avec plus de vivacité, dans le cadre étroit de treize petits vers , une scène de drame, le récit d’un crime inspiré par la jalousie, et l’effusion de la douleur'et du repentir qui suivent ce crime. Je . suppose, dans ma traduction , que Manuel prononce les

quatre vers où il s'adresse à sa femme, dans le premier moment où 1] est revenu de son ivresse, et ne se souvient pas encore d'avoir poignardé celle à laquelle il parle maintenant avec tant d'amour. C'est bien sans doute dans cette hypothèse, que les vers dont il s’agit ont le plus d'effet; mais je n'affirme pas néanmoins que telle ait été l'intention de l'auteur.

La seconde chanson roule sur un personnage nommé Vévros, que l'on peut indifféremment se figurer comme un simple voyageur, cheminant en caravane, ou comme un soldat allant en guerre avec des compagnons, et qui est surpris par la mort sur les bords du Vardar, ( l’Axius des anciens), ou dans un lieu nommé Vardari du nom de ce fleuve. Dans son naïf laconisme, la pièce est touchante et curieuse. Je crois me rappeler d'avoir entendu une vieille romance russe qui était, comme celle-ci, un dialogue, et un dialogue du même genre, entre un guerrier mourant et son cheval.

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« Βρὲ, Μανόλη, βρὲ λεθέντη, βρὲ καλὸ παιδὶ, » Τ) εὔμορφην γυναῖκα ἔχεις, καὶ δὲν χαίρεσαι | »— « Ποῦ τὴν εἶδες; ποῦ τὴν ζεύρεις, βρὲ [ανίτσαρη .ὃ---- « Γὼ τὴν εἶδα. χαὶ τὴν ξεύρω, χαὶ τὴν ἀγαπῶ. » — « Σὰν τὴν εἶδες, καὶ τὴν ξεύρεις, καὶ τὴν ἀγαπᾶς, » Τί λογῆς φοριὰ φοροῦσε, καὶ τί βάσταζε:» — « ἄσπρον φουστανὶ φοροῦσε, χόχχινον κουχλί. D — Κ᾿ ὁ Μανόλης μεθυσμένος καὶ τὴν Écpabs.

Τὸ πρωΐ ξεμεθυσμένος καὶ τὴν ἔχλαιε - « Σήχου, δόµνα, καὶ καλή µου, σήῄχου, x” ἄλλαξε : » Σήχου, νίψου, καὶ στολίσου , x’ ἔθγα ᾿σ τὸν χορὸν, » Na σ) ἰδοῦν τὰ παλληκάρια, νὰ µαραίνωνται,

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