‹ Chants populaires de la Grèce moderne (volume 2)Chapitre 83 sur 146 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

LLAL IEEE LL VII EL RER LR ELLE σου ο ον ον σσ ωνωνονι ων ον θα ὔωον

LA MORT DE LIAKOS

Voie r une chanson qui a pour sujet la mort de ce même Liakos , sur lequel on aura vu, dans le premier volume , une autre pièce destinée à célébrer une de ses victoires. J'ai parlé, dans l'introduction, de la terreur qu'ont les Klephtes blessés grièvement dans le combat, que les Turks ne leur coupent la tête pour l'exposer aux outrages de la populace musulmane, et de l’empressement avec lequel ils conjurent leurs compagnons de leur épargner cet affront. On trouvera ces sentiments exprimés dans deux des chansons du premier volume, et je les ai remarqués dans plusieurs autres de celles que J'ai récemment recueillies; mais dans aucune ils ne sont rendus avec autant de détail, ni d'une manière aussi touchante que dans la suivante;

et ça été là mon principal motif pour la donner ici. D'ailleurs cette pièce est la même à laquelle appartient un passage dont j'ai cité la substance dans l'introduction, en regrettant de n’en avoir pas le texte.

Quant au capitaine Liakos, je ne savais rien sar lui à l'époque où je m'occupais du premier recueil de ces chansons, et n’en ai appris depuis que. fort peu de chose. IL était Thessalien, et, comme Katsantonis, fils d’un pâtre. Il fut d’abord pallikare du capitaine Zachilas, dans l'Olympe; mais il le quitta au bout de trois ou quatre ans, pour se faire lui-même chef de bande, dans une des parties les plus écartées du mont Olympe, dont il se partagea le capitanat avec un autre Klephte nommé Kalogeros. Il périt dans une embuscade qui lui fut dressée par l’ordre d’Ali pacha.

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πο ουν νου ου οουώνου νώνν LR VIS LISA ου νου ο ον ου ο VAN ARR QAR AUY LR A

O ΘΑΝΑΤΟΣ TOY AIAKOY.

«Λιάκο, σὲ χλαίουν r'Aypage, ἡ βρύσες καὶ τὰ δένδρα» » Σὲ κλαίει ὁ δόλιος ψυχουιὸς, σὲ κλαῖν τὰ παλληκάρια. » Δὲν σ᾿τό εἶπα, Λιάχο , μιὰ φορὰ, δὲν σ᾿ τό εἶπα τρεῖς καὶ πέντε » Ηροσκύνα, Λιάκο, τὸν πασσᾶ, προσκύνα τὸν βεζέρην ; » -

« ὧσο var Λιάχος ζωντανὸς, πασσᾶν δὲν προσχυνάει,

Διψοῦσ) ὁ Λιᾶχος, x” ἔρχεται μὲ τὸ σπαθὶ Ἰσ τὸ χέρι: É / ν ον 0 \ 4 , σχυψε κάτω γιὰ νὰ πιῇ νερὸν καὶ vx δροσίση,

Τρία τουφέχια τοῦ Ίδωκαν, τὰ τρ ἀῤῥάδ᾽ ἀῤῥάδα Τό ‘va τὸν πέρνει ζώπλάτα, καὶ τ’ ἄλλο εἰς τὴν µέσην, Ta / Ν À A 7 3 9 » 20 .

> 4 | , / A ΔΝ / \ / » Pix! παρετέ µου τὰ φλωριὰ, πάρτε µου τὰ τσαπράζια,

ο ο οσο νο ων ουσ LE Comte το νου νο SES

LA MORT DE LIAKOS

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«Liaros, les monts Agrapha, les fontaines et « les arbres te pleurent: — il te pleure aussi ton « pauvre fils adoptif; ils te pleurent tes pallikares. «— (Mais) ne te l’avais-je pas dit une, deux, «trois et cinq fois, — soumets-toi au pacha, Lia- « kos; soumets-toi au vizir?»—«Tant que Liakos « vit, il ne se soumet point aux vizirs. — Pour « vizir Liakos a son sabre; il a son fusil pour « pacha.» — Mais les Turks lui dressent une terrible embuscade dans un poste retranché.— Liakos a soif, et s’avance le sabre à la main; — il se baisse pour boire, pour se rafraichir ; — et on lui tire trois coups dé fusil de file : l’un l’atteint au dos, l’autre au milieu du corps, — et le troisième, le plus mortel, à la poitrine. — Sa bouche se remplit de sang, et ses lèvres du poison de la mort. — Sa langue murmure des paroles ; elle murmure et dit: — «Où êtes-vous, mes braves? Fils de mon «ame, où es-tu? — Vite! prenez mes pièces d’or, « et mon haubert d’argent; — prenez mon sabre, « ce sabre fameux;— et coupez-moi la tête, pour

318 O ΘΑΝΑΤΟΣ TOY AIAKOÏ.

» Πάρτε xai τὸ σπαθόκι µου τὸ πολυξακουσµένον'

» Τὸ ἰδῇ καὶ ἡ μαννοῦλά µου, x” am’ τὸν χαὐμὸν παιθάνη.» Lu

LA MORT DE LIAKOS. 319

« que les Turks ne me la coupent pas. — Ils la « porteraient au pacha, et l’exposeraient au haut

« du palais : — mes ennemis la verraient et se ré- « Jouiraient; mes amis (la verraient) et seraient « attristés : — ma mère aussi la verrait, et en

« mourrait de douleur. »

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GEORGO-THOMOS.

Grzonco-Trouos, surnommé je ne sais pourquoi le Spartiate, était un capitaine de Klephtes de l'Acarnanie méridionale. Pour indiquer de quel renom il jouissait, quel effroi il avait inspiré aux Turks, quelles étaient sa force, son audace et sa vitesse à la course, il suffira de dire qu'on le regardait comme un second Androutsos.

ΑΙ Pacha avait juré de le soumettre ou de le faire périr; mais ses dervenagas ayant tous été battus l'un après l’autre par le Klephte, 1 lui fallut recourir à la ruse. Il avait alors auprès de lui l'archevêque de l’Arta, le célèbre Ignace, dont il ne pouvait se passer pour ses affaires, en même temps qu'il s'en défiait au point de ne pas lui permettre de s'éloigner un moment de Iannina, de sorte que l'archevêque avait passé plusieurs années sans pouvoir faire , dans son diocèse, la tournée annuelle d'usage parmi les prélats grecs. Mais tel'était le désir d'Ali d'avoir Georgo-Thomos en son pouvoir, qu'il permit une fois à l'archevêque de faire sa visite épiscopale, à la seule condition qu'il verrait, en passant, le Klephte rebelle, et emploirait tout son crédit pour l'engager à se rendre à Tannina, sous la garantie du serment quil faisait de ne point le tuer.

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