‹ Chants populaires de la Grèce moderne (volume 2)Chapitre 84 sur 146 · II · texte numérisé non relu

II

L'archevêque avait fait avertir Georgo-Thomos de la commission dont il était chargé, et ne savait pas si le Klephte l’éviterait ou voudrait le voir; mais il ne resta pas long-temps dans l'incertitude. À peine fut-il engagé dans les solitudes du Macrynoros, sous l’escorte de quinze ou vingt Souliotes, qu'il voit un homme de la mine la plus fière, et de l'air le plus assuré, se dresser tout-à-coup devant lui, et saisir la bride de son cheval, en signalant de la main aux Souliotes trois ou quatre cents Klephtes, postés sur une éminence voisme , et prêts à exterminer quiconque oserait faire un geste hostile contre lui : cet homme était Georgo- Thomos. Il fut respectueux dans sa conférence avec l'Archevêque ; mais nulle raison ne put le décider à se mettre à la discrétion d'Al.

Celui-ci ne se tint pas pour vaincu. Karaïskos, capitaine d’Armatoles , alors en paix avec lui, se trouvait être l’ami intime de Georgo-Thomos. Le vizir le mande à Jannina, en lui enjoignant d'amener avec lui son fils (le général Karaïskos, qui combat aujourd'hui pour l'indépendance de la Grèce). L'Armatole obéit ; il arrive à Jannina, et se présente avec son fils au vizir. Celui-ci lui dit : « Aide- moi à me venger de Georgo-Thomos, ou je fais couper la tête à ton fils, que je garde en mon pouvoir jusquà ce que je sois content de toi.» Karaïiskos se décida à sauver son fils. Il retourne chez lui, invite, comme il y était accoutumé, Georgo-Thomos à venir le voir : celui-ci accourt, il trouve chez son ami les assassins gagés par le pacha, et tombe égorgé sur la place. Α quelque temps de là, Karaïskos fut empoisonné,

La chanson suivante a pour argument un des combats livrés par Isouph Arabe à Georgo-Thomos. Les derniers vers de la pièce semblent indiquer que celui-ci périt dans le combat. En ce cas, la piècé serait en contradiction avec les faits que je viens de raconter, et de raconter avec confiance, les tenant de bon lieu. Il est plus probable de supposer que le Rhapsode, auteur de la chanson, n’a rien voulu dire de plus, sinon que Georgo-Thomos fut en danger de périr, mais ne périt pas en effet, dans la rencontre dont il s’agit.

VVAPVELVRLLLIULELVE LIL EL VE ωοουοσουσουου σου οσους ου νου ωονωω

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« Ποῦ τό males, πουλάχιµου, πῶς θὲ νὰ pe σκοτώσουν; »-- « Ἑψὲς ἥμουν ᾿σ τὰ Ιάννινα, 'σ τὴν πόρταν τοῦ βεζίρη , » Πολλὰ σχιέτια πήγαινεν ὁ Ἰάννης T αραγούνης * « ἆδικ, ἀφέντη n°, ἄδικο! ἀπὸ τὸν Γεωργοθῶμον ! » Τὰ πρόθατά σου ἔχοψε, x’ ἡμᾶς ἐπῆρε σκλάθους!» ---- «Νὰ κάμης σάμπρι » Ἰάννη µου, πέντ᾽ ἔξη, δέκα μέραις, » ΤΟ’ ἐγὼ τὸν φέρω ζωντανὸν, τοῦ πέρνω τὸ κεφάλι. » ---- « Ἰσοὺφ ἁράπη, φώναξε, xpupa τὸν κουθεντιάζει: - » Tôv Γεωργοθῶμον ζωντανὸν ' σοῦ πέρνω τὸ χεφάλι.» — {σοὺφ Ἀράπης κίνησε μὲ δεκατρεῖς χιλιάδαις' Σὰν ἔπιασαν τὸν πόλεµον, τρεῖς 'μέραις καὶ τρεῖς νύχταις,

EL

GEORGO-THOMOS. ..

Ux petit oiseau est sorti du milieu de Valtos ; — nuit et jour il va; nuit et jour il dit : — « Mon « Dieu! où trouverai-je les Klephtes de Georgo- « Thomos ? — J'ai deux mots à lui dire : l’on veut « l’exterminer. » — « D'où le sais-tu, oiseau, que « l’on veut m’exterminer ?» — « Hier, j'étais à Ian- «nina, à la porte du vizir; — et Jean Garagonis «( est venu ), apportant maintes réclamations : «— Un délit, ὃ mon maitre, un délit de Georgo- « Thomos! — Il a taillé tes ‘troupeaux en pièces; «et nous, 1l nous a faits prisonniers.» — « Pa- «tience, Garagounis, patience quinze ou seize « jours ; — et je tiens Georgo-Thomos vivant; et « je lui fais couper la tête. » — Ali appelle Isouph Arabe; il lui parle en secret : — « Georgo-Thomos « vivant , (Isouph!) ou jé‘te fais trancher la tête.» — Isouph Arabe s’est mis en marche, avec treize mille ( hommes) : — ils commencent le combat : (ils combattent) trois jours et trois nuits; — les coups de fusil tombent comme pluie; les balles

» Na μὴν τὸ πᾶρῃ à Τουρχιὰ, ἰσούφαγας ὁ σχύλλος. »

GEORGO-THOMOS. 327

comme grêle; — et Georgo-Thomos s’écrie du milieu des Turks : — «Ou êtes-vous, mes vail- « lants Pallikares? —— Jetez vos fusils, prenez vos « sabres : — fondez sur les Turks, et coupez-moi « la tête, — afin qu'Isouph Αρα, ce chien d’Arabe, « ne me la coupe pas.»

LLALLAILLLE VRLLA

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