‹ Chants populaires de la Grèce moderne (volume 2)Chapitre 92 sur 146 · LÀ MORT · texte numérisé non relu

LÀ MORT

DE KITSOS BOTSARIS.

Lx Kitsos Botsaris dont il s'agit dans cette pièce est le même que le chef Souliote de ce nom, dont j'ai eu beaucoup à parler dans l’esquisse des guerres de Souli avec Ali pacha. Échappé, comme par miracle, au massacre de ses compatriotes à Zalongos et à Vrestinitsa, Kitsos Botsaris se réfugia à Corfou, où il entra au service d'abord des Russes et puis des Français, avec le grade de colonel: Il vécut paisible, chéri et honoré de ses nouveaux compagnons d'armes jusqu'en 1813. Vers cette époque; Ali pacha, qui n'avait jamais renoncé au projet ni à l'espoir de le perdre, lui fit faire la proposition de rentrer à son service , avec le titre de capitaine genéral des Souliotes, proposition qu'il accompagna des protestations les plus flatteuses, des promesses les plus brillantes, et de l'offre de toutes les garanties imaginables. Kitsas connaissait trop Ali pour croire sérieusement à ses paroles : mais il s’ennuyait à Corfou de la tranquillité monotone de son existence: L'aspect des montagnes natales qui s'élevaient là devant lui, et vers

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lesquelles il avait les yeux incessamment tournés, lui remplissait le cœur de regrets et de mélancolie; et son désir le plus constant et le plus profond était de retourner vivre dans ces chères montagnes. On croit aussi que l'envie de recouvrer beaucoup d'argent qu'il avait enfoui ou prêté, n'était pas étrangère aux motifs qui lui faisaient souhaiter de revenir sur le continent.

Kitsos Botsaris consulta sur le parti à prendre un général qui l'aimait et le distinguait beaucoup; tout ce que pouvait faire le général, c'était de lui rappeler les perfidies sans nombre d’Ali pacha. Mais le malheureux Souliote était entrainé par quelque chose de plus fort que la crainte qu'il avait ἆ ΛΙ; il partit, suivi de quelques compagnons et de son fils Markos. Arrivé à "Ασία, il se logea pour une nuit chez un cordonnier, qui reçut aussitôt l'ordre de ne point fermer sa porte et de se taire. Ce cordonnier n'était pas un héros ; il se tut et laissa sa porte ouverte. Les assassins commissionnés par le pacha entrèrent sans bruit, surprirent Botsaris à table, et le tuèrent sans difficulté.

Sa mort donna lieu à plusieurs chansons, dont la suivante est la plus connue. Elle n’a rien de saillant ; mais entre diverses copies que j'en ai eues, il s'en trouve une qui la donne telle que la chantent les habitants de Tournavos, en Thessalie, au pied du mont Olympe: C'est celle que j'ai suivie (à deux variantes près que j'ai renfermées entre deux crochets), dans l'intention d'offrir ici un échantillon exact du dialecte des montagnards de l'Olympe, au moins dans le voisinage de

ARGUMENT. το 343 Tournavos. Je tiens ‘cette copie d'un ecclésiastique de cette ville, excellent homme et fort instruit, à qui une profonde connaissance du grec ancien n'a point inspiré de mépris pour l'idiome vivant de son pays.

L'é ‘va τηράει τὰ Ἰάννινα, +’ ἄλλο χατὰ τὸ Σοῦλι,

Tia νὰ βουλλώση μπουγιορτὲ, 'σ τὸ Βουργαρὲλ νὰ πάγ», Γιὰ νὰ μαζόξη τ) ἄσπρα του ὁποῦ εἶχε δανεισµένα :

Téva τὸν πέρει 'σ τὸ πλευρὸν, τ᾽ ἄλλο µέσα τὰ cri, Τὸ τρίτον, τὸ φαρμαχερὸν, τὸν πέρει μὲς τὸ στόμα. Τὸ στόµα αἷμα γιόµωσε, καὶ κοιλαδεῖ καὶ λέγει *

« [Καθῆστε, παλληκάρια µου, καὶ σὺ, βρὲ ψυχουιέ µου, «Τέ τοῦτο δέν εἶναι γιὰ σᾶς: | πάρτε µου τὸ κεφάλι, «Na μὶ τὸ πάρη À τουρχιὰ, τὸ πάγη ᾿σ τοῦ βεζέρη :

ουν σου οσο ουονυυσυνυνὑυὐς ου σωνοσωυνς LIU οσο οσον ωωσσωσυυσ υσωννυν

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