LA MORT DE KITSOS BOTSARIS
Trois oiseaux se sont posés sur le pont de l’Arta. — L'un regarde devers Iannina; l’autre devers Souli; — et le troisième, le plus compatissant, se lamente et dit : — « Botsaris s’est mis en marche pour aller à Iannina, — faire sceller un Boïourdi, pour se rendre à Bourgarel, — et τεcueillir son argent, l'argent qu’il a prêté. — Il passe à l’Arta pour être hébergé ; — il est hébergé dans la maison de Rizo, le cordonnier. — [On dresse la table ; on lui sert à manger ; — et tandis qu’il mange |, on lui tire trois coups de fusil de file. — L'un l’atteint au côté; l’autre au milieu de la poitrine ; — et le troisième, le plus mortel, à la tête. — Sa bouche s’emplit de sang; 1l murmure des paroles, et dit: — « Tenez - vous tranquilles , « mes braves, et toi, — mon fils: ce n'est pas vous «que cela regardait; mais coupez-moi la tête, «—‘pour que les Turks ne me la coupent pas, et « ne la portent pas au vizir : —mes ennemis la ver- « raient et se réjouiraient ; mes amis (la verraient) « et seralent attristés. »
LS