L'IMPRÉCATION
γο ICI une petite composition pleine de sentiment, de grace et de poésie, dont le fond ni les détails n'exigent d'explication préliminaire.
À ceux qui aiment à rapprocher des ouvrages divers et de divers temps sur des sujets semblables ou analogues , l'idée viendra aisément de comparer cette pièce avec l'idylle de Théocrite, intitulée l'Erchanteresse qui, abstraction faite des formules de sorcellerie un peu bizarres qui en font la majeure partie, est charmante de naturel, de sentiment et de vérité. Si l'idylle moderne le cède indubitablement à l'ancienne pour l'étendue du plan, la richesse des détails et l’élégance de la diction, peut-être trouvera-t-on qu'elle ne lui est point inférieure en inspiration poétique, et la surpasse en délicates :£ et en naïveté.
J'ai eu sous les yeux plusieurs copies de cette pièce, et, entre autres, une dans laquelle elle est du double plus longue que je ne la donne ici. Ce ne sont pas seulement les plaintes de la jeune fille qui y sont plus développées ; elles y viennent à la suite d'un début narratif qui manque totalement dans la copie que j'ai sui-
vie. Celle-ci est bien certainement celle à laquelle je devais m'attacher, pour présenter la pièce sous sa forme la plus élégante et la plus pure. Peut-être néanmoins les développements de la première, en précisant davantage le sujet, en auraient-ils augmenté l'intérêt, sans quelques trivialités bizarres également impossibles à retrancher ou à rendre en français. Je me suis borné à emprunter de la copie dont il s'agit, quelques lecons qui m'ont paru heureuses.
Rien n'indique à quelle lacalité de la Grèce appartient primitivement cette gracieuse composition; mais elle y est connue et populaire en beaucoup d’endroits.
Σὰν τὸ γυαλὶ va συντριφθῇ, σὰν τὸ xnpi νὰ Audio:
Na nés” εἰς τούρχιχα σπαθιὰ, εἰς φράγχιχα μαχαίρια,
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