‹ Chants populaires de la Grèce moderneChapitre 121 sur 194 · CHANSONS AFFECTÉES A DIVERS USAGES DE LA VIE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

CHANSONS AFFECTÉES A DIVERS USAGES DE LA VIE DOMESTIQUE

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1, y à, comme je l'ai dit ailleurs, dans chaque village de la Grèce, une multitude de chants populaires exclusivement appropriés aux diverses cérémonies du mariage. Ces cérémonies sont à peu près partout les mêmes, et ont partout des chansons qui y sont spécialement appropriées, et qui varient de canton à canton, de province à province, de sorte qu'elles formeraient à elles seules un recueil volumineux. Les échantillons suivants de cette riche branche de la poésie populaire des Grecs appartiennent tous à la Thessalie.

On chante le premier la veille du mariage, dans la maison de la fiancée , pendant que ses jeunes compagnes la peignent et lui nattent les cheveux.

Le second se chante au moment où la fiancée quitte la maison pateruelle, pour se rendre, avec son cortège, à l'église, et de là chez son mari. C'est proprement l'adieu de la fiancée à ses voisins et à ses proches : le mor. ceau est assez remarquable, tant pour le sentiment, que pour l'expression. Par ces trois verres de breuvage amer qu elle laisse à sa mère, en la quittant, la jeune fiancée fait allusion aux regrets dont elle sent bien

234 ABGUMENT.

qu'elle va être l'objet pour cette tendre mere, surtout à certaines heures et certains jours où elle était plus particulièrement l'objet de ses soins.

Arrivée dans la maison de son époux, la nouvelle mariée y reste voilée jusqu'au moment où tout le monde se met à table. Alors celui qui porte le titre et remplit les fonctions de paranymphe lui détache son voile; ἅ c'est pendant cette cérémonie que les convives et assistants chantent le troisième morceau, dont le motif est d'avertir la jeune épouse des travaux et des devoirs qu l'attendent dans sa nouvelle position.

Le quatrième et cinquième morceau n'ont, je croi, pas de destination spéciale dans l'ensemble des cérémonies nuptiales : ils se chantent seulement aux dansa qui ont lieu à la suite de la noce.

Απὸ τὰ τρίκορφα βουνὰ Ἱεράχι ἔσυρε λαλιά - » Tuer’, ἄέρες, πάψετε » Ἀπόψε x’ ἄλλην μιὰν βραδια - » Ἀγώρου γάμος γένεται,

Αφίνω γενὰν ἰς τὸν μαχαλᾶν, καὶ 'γειὰν «τοὺς ἑδιχούςμον; Ἀφίνω χαὶ 'σ τὴν μάνναν µου τρία ὑαλιὰ φαρμάκι - Tôva νὰ πίνη τὸ ταχὺ, τ) ἄλλο τὸ μεσημέρι,

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| (Ώυ haut) des montagnes à triple cime, — un épervier a parlé : — « Calmez-vous, vents; calmez-vous, — pour ce soir et demain soir. — La noce d’un jeune garçon se fête : — une fille blonde se marie.

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Je laisse le bonjour à mon voisinage, le bonjour a mes proches; — et à ma mère, je laisse trois flacons d'amertume : — du premier, elle en boira le matin; du second à midi; — et le troisième, le plus amer, sera pour les jours de fête.

238 TPATOYAIA TOY TAMOT.

K’ οὐδὲ νεὸν φοθᾶται, οὐδ) ἄγωρον, Μόν τὴν ἀνδραδέρφην τὴν πύρινην, Oroù iv σηχόνει πολλὰ ταχύ:

« Σήχου, xup νύφη, ὅτ ἔφεξε.

ὃ Πότε θὰ ζυμώσης évvex ψωμίά ; » Na ξεπροθοδήσης ἐννεὰ βοσκοὺς , |

» Καὶ νὰ καρτερέσης ἄλλους évved ; »

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TTL.

Notre petite colombe de bru, — va s'asseoir, en chantant, le long du chemin; — et ne craint ni garçon, ni Jeune homme. — Elle ne craint que sa belle - sœur, cette (belle-sœur) ardente (à l'ouvrage ), — qui la fait lever matin : — « Levezvous, dame la bru ; car il fait jour. — Quand (donc) les ferez-vous (ces) neuf pains, — qu’il faut envoyer à neuf bergers , — en attendant les neuf autres ? »

LLLLLRLLE LE RÉ

240 ΤΡΑΓΟΥΔΙΑ ΤΟΥ l'AMOT.

ὅλες À μελαχροινὲς x’ ἡ µαυροµάτες, Μὲ ταῖς ἐλεαῖς γεμάτες, ec put μοῦ δώσανε: καὶ μιὰ δέν μοῦ τὸ Give Πολὺν χαύμὸν μ’ ἀφίνει.

Na ρχωνται ἡ εὔμορφες, νὰ τρῶν σταφύλια, Μὲ φίληµα ο τὰ γείλια.

Να ταις, ὅλες ἔρχονται ἡ µαυροµάτες, ὅλαις ἀνάθεμά ταις Τὸν ὃ payée pévabav- α Δός µας σταφύλια, « Καὶ φίλει µας στὰ χείλια.»- « Βγάλτε τὰ παπούτσια σας x’ ἐμθᾶτε µέσα, « Μέσα χαὶ παραµέσα.

» Θόλης μῆλον Étape, θέλης χυδῶνι” » Κανεὶς δὲν σᾶς μαλώνει' » Θέλης µοσχοστάφυλον, θέλης παρµάχι, » Γιὰ τὴν γλυχειὰν ἀγάπῃ. »

OR tee

Toutes les brunes et les (belles) aux yeux noirs, — {aux joues) pleines de petits signes, — toutes m'ont donné un baiser; mais l'une (d'elles) ne m'en donne pas ,— (et) me laisse (en) grand chagrin. — Je veux monter sur la colline, ( pour y) faire un jardin, — y planter un jardin — et un verger, avec une jolie vigne, — et une porte pour entrer. — Les belles (y) viendront manger du raisin, — avec le baiser sur les lèvres. — Elles viendront toutes, les (belles)aux yeux noirs, — toutes (pour mon tourment), que Dieu les confonde | — (Elles sont venues), ont appelé le jardinier: « Jardinier, donne-nous du raisin, — et baise-nous sur les levres. » — « (Belles), ôtez vos chaussures, et entrez ici, — ici, tout âu milieu. — Voulez- vous des pommes? prenez-en; voulez-vous du coing?

— personne ne vous le disputera. — Voulez-vous du raisin muscat, du raisin de Corinthe ? — (Pre nez encore, c'est) pour le tendre amour.

IT. 16

242 ΤΡΑΓΟΥΔΙΑ TOY ΓΑΜΟΓ

Épyär, ἀγώρια, 'σ τὸν χορὸν, κοράσια, 'σ τὰ τραγούδια, Na ἰδῆτο καὶ νὰ µάθετο, πῶς πιάνετ᾽ ἡ dy.

nd Απτὸ τὰ µάτια πιάνεται͵, 'σ τὰ χείλια χαταιθαίνει,

CHANSONS NUPTIALEFS. 243

Jeunes garçons, venez danser; jeunes filles, venez chanter : — venez voir, venez apprendre comment se prend l'amour.— Il se prend par les yeux, il descend sur les lèvres; — des levres il se glisse dans le cœur, et dans le cœur il prend racine.

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