POUR DIVERSES FÊTES DE L'ANNÉE
J A1 parlé, dans l'introduction, de ces chansons de la saint Basile, ou du premier jour de l'an, et de celles du premier mars, que des troupes de jeunes gens chantent dans les maisons où ils vont demander des étrennes, à ces deux époques de l'année. Les huit morceaux qui suivent appartiennent à cette classe de chansons, et peuvent en être regardés comme des échantillons.
Le premier morceau de huit vers, et que je crois complet, est un chant en l'honneur de saint Basile luimême. Je ne sais si l'aventure miraculeuse sur laquelle il roule, a pour fondement quelque légende écrite, ou quelque tradition orale. Mais, dans tous les cas, il est curieux pour la rudesse familière du ton et du langage.
Le second morceau est celui que l'on chante en s'adressant au maitre de la maison : il n’est pas complet dans le texte; mais la traduction en présente l'ensemble.
C’est en l'honneur de la maîtresse de la maison , que se chante le troisième morceau : 1] s'y trouve une la-
cune que j'ai été obligé de laisser aussi dans la traduetion, faute de donnée, même vague, sur le sens et le motif des vers qui manquert.
Lorsqu'il y a, dans la maison, un jeune homme da assez avancé dans ses études pour thériter le titre de docte, de lettré, on chante pour lui le quatrième mor ceau. Il s'y trouve des lacunes, comme dans les deu précédents, mais ici j'ai pu donner le sens, et même, à peu de chose près, le sens littéral des passages manquants. Ce morceau est celui des huit compris sous cet argument, dans lequel il y a le plus d'imagination, « le mêlange le plus piquant de naïveté et de bizarrene
Les quätre vers subséquenté se chantènt dans ue maison où l'on sait qu'il y a quelqu'un d’âbsent. Ce une espèce de chant affettüeux de condoléance, ji lequel on s'associe spontanément à des regrets que l'os est censé avoir interrompus un moment.
Je ne sais point en quelle occasion particulière os chante les six vers dont se compose le sixième mor . ceau : l'imagination en est fort gracieuse.
Tous ces morceaux appartiennent à la partie dk Thessalie la plus voisine des côtes, et probablement: beaucoup d'autres localités de la même province : ms je ne crois pas qu'ils soient chantés hors de ses limites Je sais du moins qu’en Épire et en Acarnanie, ce soit d'autres chansons que l’on chante dans les occasios pour lesquelles celles-ci sont faites.
Il me reste un mot à dire des deux derniers 2®
ARGUMENT. 247 ceaux. L'un, qui est agréable et complet, se chante dans le Valtos, le premier mars : enfin les sept vers du huitième morceau sont le commencement d’une chanson charmante sur le retour de l'hirondelle; chanson extrêmement populaire dans la Grèce entière, et dont on a le type dans des morceaux de très-ancienne poésie grecque dont j'ai parlé ailleurs.
Αφέντη µου, ἀφέντη µου, καὶ τρεῖς βολαῖς apévrn, Πρῶτα σ) ἐτίμησ) ὁ Θεὸς, x’ ὅστερ᾽ ὁ χόσµος ὅλος" 2 ἐτίμησε x’ à Baoteäe. ................
K’ αὐτὰ τὰ χοσχινίσµατα χέρνα τὰ παλληκάρια, Κέρνα τ’, ἀφέντη μ’, xépva Ta... .......
Πολλά Ίπαμεν x αὐτὸν τὸν νεὸν, &ç ᾿ποῦμεν πέσιµά του' Na ζήσῃ χῖλιαις Πασχαλιαῖς., καὶ δυὸ χίλιάδ αις Φῶτα, N° ἀσπρίση σὰν τὸν ὄλυμπον, σὰν +’ ἄσπρον περιστέρ.
Κυρὰ χρυσῆ τὴν χυριαχὴν, x’ ἀργύρω τὴν δευτέραν, πὰν ἔθανες νὰ στολισθῆς ἀπ᾿ τὸ ray” ὡς τὸ γεῦμα,
Πολλά Ίπαμεν x’ αὐτὴν τὴν νεὰν, ἃς ᾿ποῦμεν πέσιµά TK Νὰ ζήση χίλιαις Πασχαλιαῖς, καὶ δυὸ χιλιάδαις Φῶτα,
N° 3 ’ LU \ OX 4 9 φ ασπριση σαν τον υμ.τον, σαν τ ασπρον περιστερ:.
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