‹ Chants populaires de la Grèce moderneChapitre 139 sur 194 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Généralement parlant, les Grecs lettrés, cen qui se distinguent par le rang, la fortune et Τό. ducation, connaissent fort peu les chansons pe pulaires de leur pays, et n'en font pas grand cs Ceux d’entre eux (car il y en a, et j'en ai re contré ), qui, par exception, font cas de ces chansons, et en sentent le mérite, ceux-là même πε les chantent pas; et il est rare qu'ils en sachant quelques-unes par cœur. Ce n'est donc pas de Grecs les plus instruits que j'ai abtenu le ps grand nombre, ni les plus intéressantes des no velles pièces de poésie dont j'ai à dire ici qu ques mots: je les tiens de personnes peu cultivés. de femmes et d'artisans. Ma seule peme pour k déterminer à me dicter ou à me copier eux-méær les pièces qu'ils savaient, a été de leur persuada que ce n'était point pour tourner ces pièces @ ridicule, mais sérieusement et parce qu'elles # plaisaient, que je cherchais à les avoir par éat

J'ai obtenu de la sorte de quoi former un πουveau recueil de chants populaires de la Grèce sv derne, plus considérable et aussi intéressant qu: le premier. Les chants klephtiques formeraest une des sections les plus riches de ce nouvex recueil : j'en ai trouvé au moins une cinqurtaine, dont plusieurs roulent sur des traits sailants et caractéristiques de l’histoire ou des mœur des Klephtes. Pour ce qui est des chansons qu

DE L'ÉDITEUR. 307 j'intitule romanesques ou d'invention, j'en ai réuni non seulement de belles, mais de fort curieuses pour l’histoire de la poésie populaire des Grecs. J'en ai rencontré aussi plusieurs composées dans un genre dont je n’avais point encore d’échantillon; et je ne dis rien d'une multitude de nouvelles copies de pièces déja publiées, copies dont les variantes me permettraient aujourd'hui de corriger ou d'améliorer beaucoup de passages du premier recueil.

Les copies de la plupart de ces pièces, ayant été faites sous la dictée ou de la main même d'individus de la classe de ceux qui les font, qui les savent et se plaisent à les chanter, je suis assuré par là que le texte n’en a pas été altéré dans un sens contraire à l'usage et au goût du peuple. De plus, ayant pu savoir pour l'ordinaire à quel pays appartient telle ou telle pièce remarquable par ses idiotismes, [αἱ par là même acquis des données positives pour établir quelques distinctions précises et certaines entre les divers dialectes du grec vulgaire.

En attendant que je puisse me livrer au travail qu’exigerait la publication de la majorité des pièes dont je viens de parler, je profite volontiers 1e l’occasion d’en donner au moins quelques-unes lans ce second volume, où elles formeront comme

in nouveau recueil supplémentaire.

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