PRÉFACE
J'ai eu l'intention de le rendre aussi utile 4 aussi agréablement varié que possible. À des mor: ceaux intéressants pour l'étude de la langue j'a ai joint d’autres qui se distinguent par leur σα ou leur originalité poétique; et dans le plus grand nombre, ces divers genres de mérite se trouvat combinés et fondus l’un dans l’autre. Enfin jà cru faire beaucoup pour donner de l'intérêt 2 « recueil, en y faisant entrer des échantillons mil tipliés et corrects des dialectes de Scio, de Crète, de Cypre, d'Athènes et du mont Olympe.
Le mème motif qui m’a porté à rechercher ks pièces de ‘ce genre me détermine à les publia exactement et strictement telles que les prononc le peuple dans les différentes localités. Les us m'ont été données par des hommes fort instruis, qui, spontanément ou à ma prière, se sont # pliqués à conserver dans leur copie toutes |6 particularités du dialecte de leur pays. Pour œls là, je n’ai rien eu à faire que de les donner tels que Jje les ai reçues.
D'autres me sont venues copiées par des personnes non lettrées, il est vrai, mais parlant les dialecte correctement , et même avec une élégant naturelle. Celles-là étaient écrites sans règle fs d'orthographe, mais d’ailleurs avec beaucoup à justesse relativement à la prononciation et & manière à en noter les nuances les plus délicates
DE L'ÉDITEUR. 309 Dans ces morceaux, je me suis borné à substituer l'orthographe autorisée et fondée sur l’étymologie à l'orthographe libre et, pour ainsi dire, individuelle des premiers copistes. J'ai respecté soigneusement tous les idiotismes, jusqu’à ceux qui peuvent ne paraître que de pures erreurs ou de pures négligences populaires, persuadé qu'en général tout idiotisme a sa raison logique ou historique, toujours curieuse et souvent utile à observer.
Quant au commun des pièces de ce recueil dont le dialecte ne se distinguait par rien de particulier, ou dont l’origine ne m'était point connue, je n’y ai point mis tant de scrupule : j'ai tâché de les donner, comme celles de la collection précédente, avec le genre et le degré de correction qu’exige la langue usuelle; et j'ai rétabli dans l'orthographe les désinences grammaticales qui disparaissent ordinairement dans la rapidité de là prononciation.
Dans les cas où, pour composer le texte d’une pièce, j'ai eu à choisir entre les différentes leçons de diverses copies, je me suis toujours décidé pour celles de ces leçons qui en elles-mêmes me paraissaient les plus convenables ou les plus belles, sans songer à deviner quelles pouvaient être celles de l’auteur. Des compositions du genre de celles-ci, qui ne s’écrivent jamais, qui ne circulent et ne durent qu’à l’aide de la mémoire, et