LA MORT DE LIAKOS
« que les Turks ne me la coupent pas. — Ils la « porteraient au pacha, et l’exposeraient au haut « du palais : — mes ennemis la verraient et se ré- « jouiraient; mes amis (la verraient) et seraient « attristés : — ma mére aussi la verrait, et en « mourrait de douleur. »
οπου ώμος ος ωώνο RL LORIE LR LL οςςουωυ ουουοουυοασων
GEORGO-THOMOS.
Gzonco-Taonos, surnommé Je ne sais pourquoi le Spartiate, était un capitaine de Klephtes de l’Acarnanie méridionale. Pour indiquer de quel renom il jouissait, quel effroi il avait inspiré aux Turks, quelles étaient sa force, son audace et sa vitesse à la course, il suffira de dire qu’on le regardait comme un second Androutsos,
Ali Pacha avait juré de le soumettre ou de le faire périr ; mais ses dervenagas ayant tous été battus l’un après l'autre par le Klephte, il lui fallut recourir à la ruse. Il avait alors auprès de lui l'archevêque de l’Arta, le célèbre Ignace, dont il ne pouvait se passer pour ses affaires, en même temps qu'il s'en défait au point de ne pas lui permettre de s'éloigner un moment de Iannina, de sorte que l'archevëque avait passé plusieurs années sans pouvoir faire , dans son diocèse, la tournée innuelle d'usage parmi les prélats grecs. Mais tel était le désir d’Ali d'avoir Georgo-Thomos en son pouvoir, qu'il permit une fois à l'archevêque de faire sa visite ipiscopale, à la seule condition qu'il verrait, en pasant, le Klephte rebelle, et emploirait tout son crédit our l’engager à se rendre à Tannina, sous la garantie lu serment qu'il faisait de ne point le tuer.
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L'archevêque avait fait avertir Georgo-Thomos db commission dont il était chargé, et ne savait ps sk Klephte l'éviterait ou voudrait le voir; mais il ne ret pas long-temps dans l'incertitude. Α peine fut-il ensag dans les solitudes du Macrynoros, sous l'escorte d quinze ou vingt Souliotes, qu'il voit un homme de mine la plus fière, et de l'air le plus assuré, se dresse tout-à-coup devant lui, et saisir la bride de son ce val, en signalant de la main aux Souliotes trois σι quatre cents Klephtes, postés sur une éminence ταsine, et prêts à exterminer quiconque oserait faire Ἡ geste hostile contre lui : cet homme était Georsæ Thomos. Il fut respectueux dans sa conférence σα l'Archevèque ; mais nulle raison ne put le décider à * mettre à la discrétion d’Ali.
Celui-ci ne se tint pas pour vaincu. Karaïskos, α pitaine d'Armatoles , alors en paix avec lui, se trours être l'ami intime de Georgo-Thomos. Le vizir le mas à Iannina, en lui enjoignant d'amener avec Ἱπ κα fils (le général Karaïskos, qui combat aujourd'hai pes l'indépendance de la Grèce). L'Armatole obéit ; il arme à Jannina, et se présente avec son fils au vizir. Ces lui dit : « Aide- moi à me venger de Georgo-Thoms. ou je fais couper la tête à ton fils, que je garde en mæ pouvoir jusquà ce que je sois content de toi.» & raïskos se décida à sauver son fils. Il retourne chez Κα. invite, comme il y était accoutumé, Georgo-Thos à venir le voir : celui-ci accourt, il trouve chez son æ | les assassins gagés par le pacha, et tombe égorge 55/ la place. Α quelque temps de là, Karaïskos fut -# poisonné.
La chanson suivante a pour argument un des combats livrés par Isouph Arabe à Georgo-Thomos. Les derniers vers de la pièce semblent indiquer que celui-ci périt dans le combat. En ce cas, la pièce serait en contradiction avec les faits que je viens de raconter, et de raconter avec confiance, les tenant de bon lieu. Il est plus probable de supposer que le Rhapsode, auteur de la chanson, n'a rien voulu dire de plus, sinon que Georgo-Thomos fut en danger de périr, mais ne périt pas en effet, dans la rencontre dont il s'agit.
ουν VRAIS LA LV VE LULE LRO TL VER LS LR LU LR ον ο VAE ων ου ο ων σωυνονν
La
TOY ΓΤΕΩΡΓΟΘΩΜΟΥ
Ίνα πουλάκι ξέθγαινε µέσα ἀπὸ τὸν Βάλτον, “Μέρα καὶ νύχτα περπατεῖ, νύχτα καὶ 'µέρα λέγει: «Θεέ, ποῦ νά θρω τὴν κλεφτιὰν, τὸν Γεῶργον τὸν Σπαρτιώτο » Έχω δυὸ λόγια νὰ τὸν ᾿πῶ, πῶς θὲ νὰ τὸν σχοτώσουν. — «Ποῦ τό Ίμαθες, πουλάχιµου, πῶς θὲ νὰ μὲ σκοτώσω: '- « Ὦψὲς ἦμουν Ἰσ τὰ Ἰάννινα, σ τὴν πόρταν τοῦ βεζίρτ, » Πολλὰ σχιέτια πήγαινεν ὁ Ἰάννης Γαραγούνης - « Ἀδιχ, ἀφέντη α’, ἄδικο ! ἀπὸ τὸν Γεωργοθῶμον ! » Τὰ πρόθατά σου ἔχοψε, x’ ἡμᾶς ἐπῆρε σχλάθους: --- « Na χάµ.ης σάμπρι , lévvn pou, πέντ᾽ ἔξη, δέκα ‘uises. » K° ἐγὼ τὸν φέρω ζωντανὸν, τοῦ πέρνω τὸ χεφἀλι..-- « ]σοὺφ Αράπη, φώναξε, xpupa τὸν κουθεντιάζει - » Τὸν Γεωργοθῶμον ζωντανὸν ' σοῦ πέρνω τὸ χερὰλι.'--
GEORGO-THOMOS.
re —
Un petit oiseau est sorti du milieu de Valtos; — nuit et jour il va; nuit et jour il dit : — « Mon Dieu! où trouverai-je les Klephtes de Georgo- Thomos ?— J'ai deux mots à lui dire : l’on veut l’exterminer. » — « D'où le sais-tu, oiseau, que l'on veut m'exterminer ?» — «Hier, j'étaisà Iannina, à la porte du vizir; — et Jean Garagonis (est venu ), apportant maintes réclamations : — Un délit, ὁ mon maître, un délit de Georgo- Thomos! — Il à taillé tes troupeaux en pièces; et nous, il nous a faits prisonniers.» — « Patience, Garagounis, patience quinze ou seize jours ; — et je tiens Georgo-Thomos vivant ; et je lui fais couper la tête. » — Ali appelle Isouph “abe; il lui parle en secret: — « Georgo-Thomos vivant , ( Isouph!) ou je te fais trancher la tête.» -Isouph Arabe s'est mis en marche, avec treize lle (hommes): — ils commencent le combat :
ls combattent) trois jours et trois nuits; — les ups de fusil tombent comme pluie; les balles
Ôr θωργοθῶμος φώναξε µέσα ἀπὸ τοὺς Τούχους,
GEORGO-THOMOS. 327
comme grêle; — et Georgo-Thomos s’écrie du
milieu des Turks : — «Où êtes-vous, mes vail- « lants Pallikares? — Jetez vos fusils, prenez vos « sabres : --- fondez sur les Turks, et coupez-moi
« la tête, — afin qu’Isouph Αρα, ce chien d’Arabe, «ne me la coupe pas.»