LE VOYAGE NOCTURNE
« O ma mére, mere de neuf fils et d’une seule fille, —(d’une fille) que tu baignes en lieu obscur, que tu peignes à la lumière, — et que tu laces serré dehors, au clair de la lune ; — puisqu'on te la demande de Bagdad, (puisqu’on te la demande) en mariage, — (cette fille), ton Arété, accorde-la, ma mére, envoie-la dans le pays étranger, — pour que Je trouve (quelque) agrément, en chemin, quand je voyage. » — « Tu es sensé, Constantin ; (tu es sensé, mon fils ); mais ( cette fois) tu raisonnes follement : — qui m'amènera ma fille (de si loin), pour me dire, la joie ou le chagrin qu'elle aura? » — Et Constantin alors donne à sa mère Dieu et les saints Martyrs pour garants,— de lui amener sa fille, joie ou chagrin qu'elle ait. — (Un an se passe,) le second vient; les neuf (frères) meurent; — et sur le corps de Constantin la mére s’arrache les cheveux:— «Oh! lève-toi, Constantin, mon (819): lève-toi ; je veux (voir) mon Arété; — tu m'as donné Dieu et les saints Martyrs pour garants, — de me l’amener, joie ou chagrin qu'elle
1ω8 Ἡ NYKTEPINH ΠΕΡΠΑΤΗΣΙΛ.
« Αλλοίμον)! ἀδέλφάχι μου καὶ τί VAL TOUT À ὥρα:
- K° ἂν πίχρα, ἀδελφάχι pou, νὰ ἔρθ) ὡς χαθὼς En. —
« Μηδὲ πίχρα, μηδὲ γαρὰ, ἔλα καθὼς ὁποῦ on." —
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Ἶα Γιά ! dès χοπέλαν εὔμορφην νὰ σύρν᾽ ἀπαιθαμμένον: »—
:Πουλαάχια ναι x’ ac χοιλαδοῦν, πουλάχια "ναι x” 2ç λέν.'-
“ K’ ἐθύμιασέ µας ὁ παππᾶς μὲ τὸ πολὺ Aa.
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» Καῦμένη Ἀρετούλα μου λείπει μαχρυὰ so τὰ Léa. —
« Άνοιξε, μάννα ’, ἄνοιξε. x’ ἐγώ εἰμ’ 6 Κωσταντᾶς τω ryns « - 4. 3 8 4 + φ 4 ’ ,
» 4 ο” ΄ Ν A Ν ο. Ν CS Ν .- Αν τύγη πίκρα γη χαρα, νὰ HA να σοῦ τὴν φέρω.’
Κ᾿ ὥστε v’ ἀνοίζξη τὴν πόρτα της, ἐξέθγεν À ψυχή rs.
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LE VOYAGE NOCTURNE. 4og
eût. » — Et sur le minuit Constantin s'en va chercher sa sœur. — 1 la trouve dehors, se peignant au clair de la lune : — « Vite! viens, Arété; notre mére te demande.» — «Ah! mon frère, qu'y a-t-il donc? Est-ce l’heure (de se mettre en chemin)? — Est-on joyeux à la maison ? Je mettrai mes habits dorés : — y est-on triste? j'irai comme je suis. » —« Ni joyeux, ni triste, (ma sœur), viens comme tu es.» — «Et dans la route, tandis qu'ils vont, dans la route, tandis qu'ils cheminent, — ils entendent les oiseaux chanter, ils entendent les οἱseaux dire : — « Voyez donc cette belle fille qui conduit un mort!» — « Oh! entends-tu, Constantin, les oiseaux ce qu'ils disent? » — « Ce sont οἱseaux, laisse-les chanter; ce sont oiselets, laisseles dire.» — «Oh! j'ai peur de toi, mon frère ;. tu sens l’encens. » — « C’est que nous avons été hier soir à l’église de Saint-Jean, et que le papas nous : encensés, (nous a donné) force encens. — Ouvre, na mére, ouvre; voilà ton Arété!» — « Si tu es ien intentionné, passe ton chemin ; si tu es bien ntentionné, éloigne-toi : — mon Arété est absente, elle est) loin d'ici, dans la terre étrangère. » — Ouvre, ouvre, ma mére, je suis ton fils Constanin, — qui t'ai donné Dieu et les saints Martyrs our garants, — de t’amener Arété, chagrin ou sie qu’elle eût.» — La mère alors ouvre la porte; t l'ame lui sort (du corps).
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