LA MORT DE ZIDROS
D même que Christos Milionis est le premier en date de ceux des chefs de bande des monts Agrapha dont on parle jusqu'à ce jour , Zidros est, parmi ceux du mont Olympe, le plus ancien dont la mémoire soit encore populaire. Il était de la Thessalie septentrionale, peut-être d’'Alassona ou des environs. Le canton dont cette ville est le chef-lieu fut celui que Zidros occupa, avec ses pallikares, tantôt comme Klephte soumis, tantôt comme Klephte révolte.
Qu'il ait joué fréquemment ce dernier rôle, sa renommée seule en serait un indice suffisant, et l’on en 4 pour preuve les traditions populaires qui célèbrent ses victoires sur les milices albanaises des pachas, et attestent que , tant qu'il vécut, il n’y eut, dans le canton d’Alassona, d'autre chef militaire que lui, ni d'autres armes que celles de ses pallikares. Long-temps heureux
ct renommé pour sa sagesse autant que pour sa bravoure, il fit néanmoins, je ne sais per quelle imprudence ou quelle fatalité, une fin tragique. Il tom: entre les mains des Turks , qui lui coupèrent la tête.
Il circule encore aujourd'hui , en Thessalie, plusieurs historiettes populaires qui prouvent l'extrême terreur que Zidros avait inspirée aux Albanais. On dit, entre autres choses, que, pour décider ceux-ci à faire un peu meilleure contenance devant le redoutable Klephte, il avait fallu les flatter et doubler leur solde, Quand Zidros fut mort, tout rehtra pour eux dans l'ordre ancien, qui n'était déja plus l'ordre accoutumé. Ils se repentirent alors d'avoir été une fois trop braves ou trop heureux, et regrettèrent franchement le bon temps où Zidros faisait trembler les pachas, les agas et euxmèmes.
Les deux pièces qui suivent sont Tune et l'autre relatives à cet ancien chef de bande. La première est entière : toutefois l'argument et le motif en sont si vagues, qu'après y ‘avoir bien rêvé, l'on ne peut que rester dans le doute de‘les avoir saisis. Zidros célèbre la noce de son fils (ou de son neveu, suivant une autre leçon), et conformément à l'usage des villages et des campagnes de la Grèce, les parents et les amis par lui convies arrivent, amenant avec eux, en présent pour les mariés, des agneaux, des brebis, des béliers vivants, que chacun a parés de son mieux de rubans , de bouquets et de grelots. Le seul individu que Zidros ait oublié ou refusé d'inviter est un jeunc pallikare, nommé Lapas, qu'il a
ARGUMENT. 67 élevé comme fils adoptif, ou, selon l'expression plus tendre du Rhapsode , comme Le fils de son ame. L'intention la moins vague ou la plus plausible que je puisse supposer au poète, est de célébrer la générosité, la œurtoisie délicate du pauvre Lapas, qui, malgré l'affront qu’il peut imaginer qu'on lui a fait en ne l'invitant pas à la noce de son frère adoptif, y vient avec un présent plus gracieux et plus rare que ceux des autres conviés , avec un présent qui, en marquant plus d'envie de plaire , semble marquer aussi plus de tendresse.
Quant au fragment de quatre vers placé à la suite de la chanson, c'est le commencement d'une autre pièce sur la capture et la mort de Zidros , qui, complète, serait probablement plus claire et plus intéressante que l précédente. Le dernier trait du fragment, celui qui en indique le sujet, est censé correspondre à un cinquième vers, dont j'ai donné le sens dans la traduction, sans en pouvoir donner le texte.
Il y a tout lieu de croire que ces deux chansons , de même que toutes celles relatives à Zidros, ont été composées en Thessalie, On les chante peu maintenant dans les villages ; mais celle sur la noce du fils de Zidros est encore une des chansons favorites des bergers du Pinde,
οουοωννον οσον ωσωσωωνουυοωσαυ νο ο LUE ο ο ννωωοωωσυουισςσου νυν
ΓΑΜΟΣ ΤΟΥ ΥΙΟΥ TOY ZIAPOY.
Ô Zi ρος χάμνει τὴν χαρὰν, χαρὰν γιὰ τὸν υἱόν του; ἠχάλεσε τὸν χλεφτουριὰν, τὰ δώδεχα πρωτάτα.
» Στρῶστε χαὶ τῶν παλληχαριῶν am ὅλα τὰ πρωτάτα. »
πουν ών οσο ως νο νο LAVAL ουυυουυυυνς οπου ων ών ου VAR